dimanche 27 juillet 2014

Les Larmes Rouges #2 - Déliquescences [ Georgia Caldera ]









GENRE : Fantastique / Horreur
ÉDITION : J'ai lu
COLLECTION : Darklight
NOMBRE DE PAGES : 764
PARUTION : 19 mars 2014
LANGUE D'ORIGINE : Français
TITRE COMPLET : Les larmes rouges - Déliquescence 



CHRONIQUE PRECEDENTE

http://skoldasybooks.blogspot.fr/2014/04/les-larmes-rouges-1-reminiscences.html







" - Les réminiscence n'étaient que le commencement... -

Le voile a été levé sur les étranges rêves de Cornélia, mais elle est plus que jamais en danger. Poutant, la seule prudence n'est pas ce qui la pousse à rester auprès de Henri. Progressivement, leurs liens se renforcent, bien que l'ombre du passé plane sur leur relation...
Pire encore, pour assurer leur protection contre Avoriel, ils doivent retourner à Redding House, où Cornélia a été témoin des horreurs que peuvent commettre ses habitants. Déjà angoissée, la jeune femme se noie de plus en plus dans de bien surprenantes visions... "






Une nouvelle lecture de terminé. Je dois dire qu’après avoir fini ce tome 2 des « Larmes rouges », je suis une inconditionnelle fan de Georgia Caldera ! 
Enfin, une auteure qui a compris que les vampires n’étaient pas des oursons en peluches. J’aime rester dans mes classiques, c’est vrai. Mais je n’aime pas l’image qu’on donne du mythe des vampires de nos jours. Cette auteure manie très bien ce que les auteurs américains ont bien compris, notamment la plus célèbre et unique Anne Rice.
Dans « Déliquescence », Georgia nous offre diverses émotions tout en finesse et volupté. D’un côté nous avons l’héroïne, Cornélia. Depuis « Réminiscences », le personnage a de nouveaux pouvoirs qui arrivent à effrayer son compagnon, Henri. Tout d’abord,  ces étranges rêves, quand elle est à proximité du vampire, voyant des scènes du passé de ce dernier. Elle en vient à le craindre, depuis qu’elle peut voir la noirceur qu’il cache en lui depuis des siècles.
Dans un second temps, les visions d’un homme enchaîné qui lui demande son aide. Elle ne sait pas comment elle arrive à de telles prouesses, mais elle cherche des réponses en utilisant de plus en plus ses dons. Une chose qui la conduira là où elle ne désirait pas y aller, malgré les avertissements du Prince des vampire.
D’ailleurs, un conflit s’installe sans cesse entre les amants. Que ce soit par l’audace de la jeune femme qui fait tout pour recouvrer une certaine liberté, quitte à défier le terrible vampire. Mais aussi de la part de ce dernier, qui a peur de montrer certaines de ses faiblesses. Il s’abstient de parler de certains sujets, notamment de son passé. Qu’a-t-il bien pu subir pour qu’il soit devenu ainsi ?
La jeune femme utilisera ses visions pour trouver cette réponse, bien évidemment.
Il y a aussi dans ce tome, de nombreux dangers qui lui arrive, certains provoqué par son incapacité à suivre les conseils d’autrui. « La curiosité est un vilain défaut » défini très bien la jeune femme, qui tombe toujours dans des situations dangereuses , voir horrible. Si bien que les derniers chapitres sont une succession d’action qui lui arrive, on retient son souffle avide de connaître la suite des évènements ! Si bien que quand on arrive au bout du roman, on est obligé de crier « non !!!  Je veux la suite », car l’histoire se termine en plein suspens. D’ailleurs dans ces chapitres, on retrouve diverses émotions qui sont celles de l’héroïne, mais on se met facilement à sa place. La tristesse, la peur, la colère… L’auteure s’amuse à jouer avec nous et on en redemanderait volontiers !
Concernant le personnage d’Henri, ce tome lui est totalement dédié par  les « songes » de l'héroïne qui montre des passages de son ancienne vie. Où l’on aperçoit l'effet que la malédiction a eu sur lui, mais surtout ce que le comportement d’Avoriel lui a apporté, dont cette cruauté implacable. Le vampire qu’il n’a de cesse de le mettre au défi depuis des siècles, subissant honte et torture de la part du roi sombre. Il y a forcément au-dessus de tout, sa faiblesse à la perte de Cornélia. Celle qui a fait renaître en lui, ses émotions et qui l’a totalement changé dans cette vie présente. Même si effectivement, sa noirceur n’est jamais très loin et qui parfois, le prince a du mal à la contrôler. On voit aussi à quel point, il peut se montrer égoïste, mais l’amour qu’il porte à Cornélia est très touchante. Après ma lecture, j’avoue que j’aime encore plus son personnage. J’ai toujours eu une fascination sans borne pour les personnages torturés.
La romance dans cette saga n'a rien à voir avec ce qu'on peut lire ces dernières années. En effet, c'est une romance certes touchante, très belle. Mais elle se montre très sombre, voir destructrice sur bien des aspects. Entre autre le manque de liberté de Cornélia, la dépendance qu'elle ressent par son absence, comme-ci toutes ses consignes ont été établies pour obtenir exactement cette réaction de la part de la jeune femme. D'ailleurs, l'héroïne se posera plusieurs fois la question. Mais au final, est-ce que tout ceci a de l'importance ? Certes ce n'est pas une romance habituelle, mais le résultat est pareil. La passion, les sentiments et le besoin l'un de l'autre.
La plume de Georgia Caldera est toujours aussi fluide, avec un vocabulaire riche, qui nous plonge vite dans diverses périodes de l’histoire aussi facilement qu’on y serait nés. C’est agréable de voir que la langue française riche, bien écrite et maîtrisé est toujours présente dans notre littérature ! Chaque scène possède des descriptions riches, où les images se matérialisent aisément devant nos yeux. Il n’y a rien à dire à la qualité d’écriture plus qu’exemplaire.

Je vous conseille absolument cette saga si vous appréciez des vampires, des vrais ! Avec en plus une écriture riche, manié à la perfection. Je n’ai qu’une hâte de pouvoir découvrir le troisième et dernier tome de la saga « Quintessence » qui doit sortir début 2015. Je me pencherai également sur sa nouvelle saga « Victorian Fantasy » dont le premier tome « Dentelle et nécromancie » sortira au mois de septembre. Si la qualité d’écriture est pareille, je suis obligée de le lire ! Merci encore Georgia Caldera pour son fabuleux tome, j’ai hâte de découvrir la fin des aventures de Cornélia et Henri.





GLOBALE : 10 /10
ECRITURE : 10 / 10
SCENARIO : 10 / 10
PERSONNAGES : 9 / 10
SUSPENS : 9 /10




COUP DE CŒUR !








lundi 14 juillet 2014

Moi, Lucifer [ Glen Duncan ]





GENRE : Fantastique
ÉDITION : Folio S-F
NOMBRES DE PAGES : 347
PUBLIE EN : 2002
PARUTION DE L’ÉDITION : Décembre 2013
LANGUE D'ORIGINE : Anglais
TITRE ORIGINAL : I, Lucifer
TRADUIT PAR : Michelle Charrier








Glen Duncan est un auteur britannique né dans une famille anglo-indienne.
Il a étudié la philosophie et la littérature à l'Université de Lancaster.
En 1990, il a déménagé à Londres, où il a travaillé comme libraire à Dillon pendant quatre ans.
En 1994, il a voyagé en Inde avec son père avant de continuer vers l'Amérique.
Son premier roman, "Hope" (1997), a été salué des deux côtés de l'Atlantique .
Il a récemment vendu les droits cinématographiques pour son roman "I, Lucifer" . On parle d'Ewan McGregor, Jason Brescia, Jude Law, Vin Diesel, et Daniel Craig pour cette adaptation. Le film est toujours en production en 2010.





" Prisonnier (par la volonté de Dieu) du corps d'un écrivain fraîchement suicidé et chichement membré, moi, Lucifer, Ange Déchu, Porteur de Lumière, Prince des ténèbres, de l'Enfer et de ce Monde, Seigneur des Mouches, Père du Mensonge, Suprême Apostat, Tentateur, Antique Serpent, Séducteur, Accusateur, Tourmenteur, Blasphémateur et, sans contestation possible, Meilleur Coup de l'Univers Visible et Invisible (demandez donc à Eve, cette petite garce), j'ai décidé - ta-daaah!- de tout dire.
Tout ? Preque. Le funk. Le swing. Le boogie. Le rock...
C'est moi qui ai inventé le rock. Si vous saviez tout ce que j'ai inventé : la sodomie, bien sûr, la fumette, l'astrologie, l'argent... Bon, on va gagner du temps : tout, absolument tout ce qui vous empêche de penser à Dieu. C'est-à-dire à peu près tout ce qui existe. "



"Moi, Lucifer" aurait pu être bien meilleur que le goût amer qu'il m'a laissé... Glen Duncan avait trouvé une excellente idée pour ce roman. L'histoire est donc centrée sur Lucifer, prince des ténèbres. Il se voit proposé un marché par Dieu pour retrouver sa place d'antan. Il doit donc vivre pendant un mois dans le corps d'un écrivain en pleine déchéance, tout cela bien sûr sans commettre de hauts crimes comme le viol, les meurtres, ...
S'il respecte ce contrat, il se voit retourner au paradis avec un "sursis" avant de redevenir l'ange d'antan. Et tout cela bien sûr avant la fin du monde qui arrive à grands pas.

Mais seulement que nous  propose-t-il de plus ? Une vision philosophique sur la liberté humaine, une version historique de la Chute et des grandes parts historique de la foi chrétienne. Bref, tout simplement la vision d'un monde par le biais de Satan.
Il maitrise parfaite son écriture qui se trouve être très riche, tout en donnant à son héros l'humour, le cynisme et l'égocentrisme qui le caractéristique.
Mais ce qui fait défaut par moment est que l'histoire se mélange dans divers autres récits et peu à peu, on perd l'histoire principale. On commence même à s'ennuyer vers le milieu du livre...
A force de dévier par d'autres histoires qui n'ont pas lieu d'être dans le roman, notre intérêt tombe très vite.
De plus, Lucifer est un personnage intéressant à travailler de part son côté sombre, qu'il soit une âme torturée. Seulement, l'image que Glen Duncan envoie n'est pas  un Satan cruel et sans scrupule, qu'on aimerai découvrir. Il est très loin d'être au niveau que l'on se fait d'un maître des Enfers.
Je suis donc assez sceptique sur ce roman qui est certes très bien travaillé dans l'écriture (sans ajouter les "euh", les "bah" et les "hein" qui nous agace à la longue), le côté philosophique est vraiment très intéressant, mais l'ensemble est d'une trop grande diversité, sans but à atteindre. Bien à lire, mais sans plus.





GLOBALE : 5 / 10
ÉCRITURE : 7 / 10
SCENARIO : 4 / 10
PERSONNAGES :  6 / 10
SUSPENS :  2 / 10
HUMOUR : 8 /10



mardi 8 juillet 2014

Dracula [ Bram Stoker ]




GENRE : Fantastique / épistolaire
ÉDITION : J'ai lu
NOMBRES DE PAGES : 680
PUBLIE EN : 1897
PARUTION DE L’ÉDITION : 2012
LANGUE D'ORIGINE : Anglais
TRADUCTION PAR : Jacques Sirgent








Abraham Stoker dit Bram Stoker, né le 8 novembre 1847 à Clontarf (un quartier nord de Dublin) et mort à Londres le 20 avril 1912, est un écrivain britannique d'origine irlandaise, auteur de nombreux romans et de nouvelles, qui a connu la célébrité grâce à son ouvrage intitulé Dracula.
Son père était Abraham Stoker (1799-1876) et sa mère, la féministe Charlotte Matilda Thornley (1818-1901). Bram est le troisième d'une famille de 7 enfants. Enfant maladif jusqu'à l'âge de 13 ans, il écoute lors de sa longue convalescence, racontés par sa mère, la Bible, les légendes irlandaises, ou encore le récit de l'épidémie de choléra du début du XIXe siècle, à laquelle la famille de sa mère avait échappé. Ces récits le marqueront toute sa vie.
En 1863, il intègre le Trinity College (Dublin) pour suivre les traces de son père : il obtient son diplôme en sciences et mathématiques en 1870.
En 1867, il assiste à une représentation d'Henry Irving au Théâtre royal de Dublin (en). Bram Stoker entame une correspondance avec l'écrivain américain Walt Whitman.
En 1871 paraît son premier article, dans la rubrique théâtrale du Dublin Mail. Ces articles signés, écrits en marge de sa profession de fonctionnaire, l'amènent à fréquenter la société culturelle londonienne. Cette même année paraît Carmilla de l'écrivain irlandais Sheridan Le Fanu, roman vivement apprécié par Stoker. En 1872 est publié le premier récit de Stoker, La Coupe de cristal, dans la revue London Society.
En 1875, il publie son premier roman The Chain of Destiny. En 1876, il se lie d'amitié avec Henry Irving, un acteur influent. Cette amitié les mène au Lyceum Theatre de Londres, duquel Stoker est nommé administrateur. Il prend alors sa place dans la société culturelle britannique. En 1876, son père meurt ; Stoker adopte définitivement le surnom de Bram. Il épouse une ancienne voisine d'enfance, Florence Balcombe, en 1878. Leur fils Noel Thornley naît en 1879. En 1881 paraît Under the Sunset, recueil de contes pour enfants.
Le Lyceum Theatre est en tournée aux États-Unis en 1883. Stoker y rencontre Walt Whitman. Une seconde tournée a lieu en 1886, année où Stoker fait paraître un essai sur les États-Unis, A Glimpse of America. À Londres, il assiste à une conférence de Charcot sur l'hypnotisme. En 1890 il rencontre Arminius Vambery, orientaliste et spécialiste des légendes de l'Europe de l'Est et Richard Francis Burton. Il commence des recherches au British Museum en vue d'écrire Dracula et fait paraître The Snake's Pass. En 1895 paraît son troisième roman, The Shoulder of Shasta, suivi de Dracula en 1897.
En 1902 paraît
The Mystery of the Sea. Le Lyceum Theatre ferme ses portes. The Jewel of the Seven Stars est publié en 1903, puis le roman The Man en 1905.
Henry Irving meurt en 1905. L'année suivante, Stoker fait paraître un recueil de souvenirs sur l'acteur,
Personnal Reminiscenses of Henry Irving. Suivent en 1909 Snowbound, recueil de nouvelles inspirées des tournées du Lyceum Theatre aux États-Unis, et un roman fantastique, The Lady of the Shroud. En 1911, il publie The Lair of the White Worm (Le Repaire du ver blanc).
Bram Stoker meurt le 20 avril 1912, à son domicile londonien, 32 St. Brake's Avenue.







 " Jonathan Harker, jeune et brillant clerc de notaire, se rend pour affaires dans les Carpates, où réside son client, le comte Dracula. Celui-ci se révèle un hôte chaleureux et prévenant, mais la curiosité incite Jonathan à pousser son exploration de l'immense château toujours un peu plus loin. A travers les lettres qu'il lui lui envoie presque chaque jour, Mina, sa jeune épouse restée à Londres, découvre qu'une effroyable réalité se tapit dans l'ombre de la légende... "





"Dracula" est un roman classique du genre fantastique, de style épistolaire. Bram Stoker loin d'être le premier à avoir pour sujet "le vampire", en fait une nouvelle dimension, dont la maîtrise est absolument parfaite !
Dans les sources de Bram Stoker, on retrouve une inspiration de l'auteur Ruthven avec "The vampyr".  Son personnage de "Dracula" met en scène le comte Vlad Tapes, un tyran qui est bien dans la vie réelle dans les années 1430 (le surnom de son père étant "Dracul" dit le "dragon"). Il obtient des sources du comte Tapes par son ami Hermann Vamberger qui lui inspira le personnage du professeur Abraham Van Helsing.
Dans le contexte historique, il compose ce roman pendant que sévit les meurtres de "Jack l'éventreur".
Ce roman aborde plusieurs thèmes, dont le milieu scientifique. De part le personnage de Van Helsing qui est un professeur de métaphysique et de philosophie entre autres. Ce personnage est donc prêt à accepter l'impossible, car il reste ouvert d'esprit à tout ce que le monde peut lui offrir.
Dans un second temps, on y parle de la psychologie, l'aliénation. Le vampirisme et la folie sont ainsi très liés, d'ailleurs le personnage de Renfield est un mélange des deux. On remarque alors que dès qu'un personnage est touché par le comte, la folie s'installe (que ce soit pour Lucie, voir même Jonathan Harker).
Concernant les personnages, ils sont tous d'une extrême bonté. Des âmes pures, qui mettraient presque en évidence, l'amour que Dieu leur porte. De l'autre côté, on a le comte Dracula. Rejeté par Dieu, il est ainsi puni pour l'éternité à une existence de souffrance. D'ailleurs, Van Helsing dira qu'il faut avoir "pitié" de cette pauvre créature. Ce qui est intéressant justement, c'est de voir l'extrême opposé entre le bien et le mal. Bram Stoker a totalement créé un univers effrayant autour du comte, de par le lieu jadis du comte (le château dans les Carpates), mais aussi ses traits physiques, sa morale. Loin de l'image qu'on donne aux vampires d'aujourd'hui, Dracula est l'incarnation des peurs, des croyances des gens de l'époque. Il l'esprit du mal dans toute sa splendeur. Ni Dieu Ni maître, une sombre créature.
Il est intéressant de voir également que finalement son personnage est juste "cité" et n'est jamais présent dans l'histoire, étant donné qu'il s'agit d'une correspondance entre les divers personnages. Ne pas connaître sa psychologie accentue la crainte des lecteurs et entretien le suspens.
L'écriture de Bram Stoker est fluide, tout en finesse voir par moment presque poétique. Très psychologique parfois sur la nature humaine, il se fait moralisateur.


Je me suis mise à sourire quand j'ai lu certains commentaire sur divers sites, que dans ce roman, la femme n'avait qu'un rôle mineur, voir qu'elle était rabaissée. Seulement, il faut bien se remettre dans le contexte, que ce roman est du XIXe siècle et que les femmes n'avaient pas les mêmes droits qu'à cette époque. Il est donc normal de voir que Bram Stoker fait de ses personnages masculins les protecteurs des femmes. Elles s'investissent donc beaucoup moins, bien que le personnage de Mina fait une exception à cette règle, puisqu'elle contribue à la résolution pour éradiquer le comte.
 
C'est donc un roman teinté de superstitions, qui vogue entre le réel et l'imaginaire et qui fait douter les personnages de leur propre esprit. Voilà tous les ingrédients qui font de "
Dracula" un excellent roman classique de fantastique.


GLOBALE : 9 /10
ÉCRITURE : 10 / 10
SCENARIO : 9 / 10
PERSONNAGES : 8 / 10
SUSPENS : 9 /10




COUP DE CŒUR !




mardi 1 juillet 2014

Maeve Regan #5 - Sur les dents





 GENRE : Urban Fantasy
ÉDITION : Milady
COLLECTION : Bit-Lit
NOMBRES DE PAGES : 476
PARUTION DE L’ÉDITION : 23 mai 2014
LANGUE D'ORIGINE : Français




CHRONIQUES PRÉCÉDENTES
   
http://skoldasybooks.blogspot.fr/2014/06/maeve-regan-1-rage-de-dents.html  http://skoldasybooks.blogspot.fr/2014/06/maeve-regan-2-dent-pour-dent.html  http://skoldasybooks.blogspot.fr/2014/06/maeve-regan-3-la-dent-longue.html         
 
 
 
 
 

 


" Je vous avez déjà dit que, avant, ma vie était simple et que je n'avais aucun problème qu'un barman puisse m'aider à résoudre ? Eh bien, ça fait longtemps que je n'en ai pas vu, de barman. Je croyais vraiment avoir chassé le mal ultime de ma vie une bonne fois pour toute et mériter des vacances que je comptais prendre. Mais non. Heureusement, j'ai une courte longueur d'avance dont je compte bien tirer parti. Car il est hors de question que je reste une proie facile. Cette fois, je serai le chasseur. Cette fois, je serai l'illusion."

 
 

 


Et voilà, une aventure qui se termine… Je suis triste de dire au revoir à Maeve qui nous a accompagnés pendant 2 ans. « Sur les dents » finit donc en apothéose que ce soit sur l’émotion, le suspens et l’humour à la Marika Gallman ! On commence d’ailleurs ce tome dans la recherche de la vérité, qui est réellement le traître ? Quand toutes les pièces du puzzle sont en place, on voit tout de suite plus claire. Victor est vraiment un excellent méchant. Quand le nom du traître a été révélé, j’avoue avoir été abasourdi ! Surtout que j’aimais bien ce personnage atypique et qui était un peu décalé par rapport au reste du groupe. Finalement, quand j’écris cela on aurait dû le deviner tout de suite. Pour une fois, Maeve a tout prévu de A à Z, si bien que même Victor a pu être piégé ! Mais comme ce n’est pas un « méchant » comme tout le monde, il y échappe et lance des ultimatums à sa chère petite fille. Trois jours avant la bataille finale, un choix que Maeve doit prendre pour épargner à ses proches de souffrir.

Je vais parler un peu plus de Victor, (oui j’avoue, j’ai un faible pour les méchants, ils ont tellement de subtilité dans leur caractère que ce sont les plus intéressants). Dans ce personnage, on remarque beaucoup de similitude avec Maeve sur l’humour. Même si le père jongle pas mal avec la folie, par exemple dans le chapitre 25, où M.Victor discute avec "Raoul" son sceptre. Oui oui, le pire c’est que même si sa blague ne faire rire que lui, il continue. Comme quoi la folie n’est pas très loin… Il est intéressant de voir également qu’il ne peut jamais rester seul. Il a toujours besoin d’avoir quelqu’un auprès de lui, même si c’est pour le torturer et s’amuser avec son « sujet ». Sa faiblesse n’est autre que son égocentrisme, jusqu’au bout il n’en démord pas. Peu importe la situation, il est persuadé qu’il reste maître de la situation et pense toujours s’en sortir, quelqu’un va le détromper sur le sujet.
J’en viens à Connor qui a également une plus grande place dans ce tome. Ce personnage passe par tellement de stade, qu’on est obligé de s’attacher encore un peu plus à lui. Tout d’abord, un imbécile (parole de Victor & Maeve), d’un lâche, d’un homme qui cherche sa rédemption, puis fini en héros. Même si on sait dès le début ce qu’il adviendra de lui, je n’ai pas pu m’empêcher d’être triste pour lui. Ce personnage qui n’a jamais reçu d’amour de quiconque, mais il a droit à une seconde chance avec l’aide de sa sœur.


J’en viens maintenant à la partie la plus triste de l’histoire, la mort d’un des personnages principaux. Je me permets de faire une citation du texte, car ce passage m’a vraiment marqué (sans divulguer de nom cela va de soi) : 


« Ma vision s'embua à nouveau. Cadavre. Ce mot était si laid, si barbare. Il était ignoble, ingrat, répugnant. Comme la mort. Pourtant, c'était ce qu'il était devenu. Tandis que je m'allongeai lentement le long du cercle de runes pour lui faire face, je réalisai que ce n'était que la deuxième fois que je me retrouvais confrontée à l'un d'entre eux. Un sac de chair et d'os qui avait contenu un être humain. Un téléviseur sans son figé sur une image terne. Je n'avais jamais connu ma mère ni ma grand-mère. J'étais tombée dans le coma sitôt après le décès de Walter. Tous les vampires que j'avais tués s'étaient transformés en poussière. Je n'avais jamais veillé personne. Je n'avais jamais fait le deuil de quiconque. Lorsque Tara était morte, j'avais fui. Je ne pouvais plus fuir nulle part à présent. »

Je n’ai pas pu m’empêche d’avoir une petite larme à l’œil, même s'il m’a fallu plusieurs pages pour vraiment me faire à l’idée que ce personnage ne serait plus là… Je pense que c’est l’un des passages les plus marquants !
J’en viens donc à Maeve elle-même. Dans ce tome, elle morfle tellement, qu’on se demande comment elle fait pour tenir encore debout. Elle est plus forte et utilise son trait d’humour pour garder la tête froide. Même si elle fait face à des deuils, elle garde l’objectif premier en tête : « Sauver tout le monde » et cela en dépit de sa propre vie. Elle devient tellement mature qu’enfin, elle arrive à faire le point dans ses propres sentiments envers les deux vampires. (J’approuve le choix de l’auteure même si pour d’autre cela doit être exaspérant). Pendant l’ultime combat par contre, je suis un peu déçue… Certes elle se doutait que ça serait plus compliqué que prévue mais au final (de mon point de vue), ce n’est pas elle, la véritable héroïne. On en revient alors à toute l’histoire dans son ensemble, où ce sont les autres qui font le plus gros du travail. Maeve se retrouve comme une diversion pour son père. Bien que la bataille en elle-même est vraiment épique, entre les Qalins, les fantômes, la folie de Victor, il y a de quoi nous tenir en haleine jusqu’au bout !
Un petit point qui m’a fortement déçue, c’est qu’il y a beaucoup trop de fautes d’orthographe. A tel point que parfois cela gâche la lecture, parfois ça passe… Mais quand c’est trop flagrant et que ça n’a pas de sens, il y a de quoi être déçue. Même si je sais qu’avec le peu de temps que l’auteure doit avoir pour rendre son texte à une date précise ne doit pas aider, cela reste dommage.

Pour conclure, ce fut une lecture très agréable et plein de suspens. Rien n’est jamais parfait, mais ce tome est l’un des meilleurs avec «  La dent longue ». Il y a tous les ingrédients pour plaire. Le rideau s’abaisse sur les aventures de Maeve Regan. J’ai apprécié, parfois je suis restée de marbre mais le plus important, l’histoire m’a beaucoup plu ! Le scénario était donc très bien trouvé, bien tissé et l’auteure savait dès le début où elle voulait en venir. Ce n’est pas comme certains qui partent dans tous les sens, Marika se tient à ce qu’elle avait prévu depuis le début. J’ai hâte de voir ce qu’elle nous réserve dans le futur. Bye Bye Maeve, tu nous manqueras.
 

 
 
 GLOBALE : 8 /10
ÉCRITURE : 6 /10
SCENARIO :  8 /10
PERSONNAGES : 8 /10
SUSPENS : 9 /10
HUMOUR : 9 /10