vendredi 26 décembre 2014

Anita Blake #19 - Coups de feu









GENRE : Urban Fantasy
ÉDITION: Milady
COLLECTION : Bit-Lit
NOMBRES DE PAGES : 575
PUBLIE EN : 2010
DATE DE L’ÉDITION : Juillet 2014
LANGUE D'ORIGINE : Anglais
AUTEUR : Laurell K.Hamilton
TRADUCTION : Isabelle Troin
TITRE ORIGINAL : Bullets



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http://skoldasybooks.blogspot.fr/2014/08/anita-blake-17-jeux-de-fauves.html  http://skoldasybooks.blogspot.fr/2014/12/anita-blake-18-flirt.html
 




" Ma pire ennemie, première vampire et créatrice de leur race ténébreuse, est de retour. Tout ce qu’il lui manque c’est un corps, et il semble qu’elle a jeté son dévolu sur le mien ! D’autant qu’elle pourrait se servir du pouvoir de mon triumvirat avec Jean-Claude et Richard pour s’en emparer. Je n’en suis pas à mon premier combat, mais tout le monde me dit de fuir, y compris mes ennemis ; car même si je reste l’exécutrice, affronter une déesse pourrait bien m’être fatal… "




"Coups de feu" est comme la plupart des derniers tomes de Anita Blake, insipide. Je suis un peu dur dans cette critique, mais tout le tome est centré sur les scènes de sexe d'Anita et son harem.
Encore une fois, c'est donc une grande déception pour moi...
Tout d'abord, l'imagination de Laurell K.Hamilton sur le scénario de sa série commence à ressembler à n'importe quoi et qui n'apporte plus grand-chose à l'histoire de base. On sent dans ce tome qu'elle invente des choses juste pour "continuer" sa série, mais cela n'a plus le même charme qu'au début.
Déjà concernant Marmée Noire, on la pensait tous "morte" et finalement non... Elle a trouvé une histoire abracadabrante pour la faire venir de nouveau ! Et quelle idée originale de séparation d'âme déjà vu, ...et bien oui dans "Harry Potter" ! Où est donc passé l'originalité pour aller prendre des idées à d'autres écrivains ? Vraiment, je suis restée horrifiée...
La seconde idée du "maître des tigres", forcément représente la seule solution pour venir à bout de la "Mère de Toute les ténèbres". Seulement là encore à force de cumuler plusieurs pouvoirs, on oublie ceux qu'on a découvert au début de la série. "Ah elle était capable de faire cela ?", on vient à tout oublier, il y a tellement différentes formes de pouvoirs qu'on ne s'y retrouve plus. L'avantage dans ce tome, c'est qu'on revoit sa façon de drainer l'énergie vitale des métamorphes. Un don particulier que Papillon d'Obsidienne utilisait dans le tome 9. Mais elle n'a pas le choix car il en va de la survit de Richard, voir même de Triumvirat.

"Je posai ma main sur ses bras, peau nue contre peau nue, et comme la seule et unique fois où je l'avais déjà fait - avec Chimère -, je n'eus pas de loisir de me soucier de la morale. Si je n'agissais pas immédiatement, Richard allait mourir.
Pour relever un zombie, j'insuffle de l'énergie dans un cadavre. Plus j'en utilise, meilleur sera le simulacre de vie. Le pouvoir que j'utilisais maintenant était tout le contraire. En un clin d'oeil, ma nécromancie se déversa par mes mains et à l'intérieur de la chair tiède et musclée de Jamil. [...]
Puis sa peau sombre et lisse commença à se couvrir de fines rides. J'absorbai l'énergie qui, lorsque je la restitue, me permet d'animer un cadavre en regonflant la chair sur ses os t en redonnant des couleurs à ses joues. Je la pompai à Jamil, qui resta à genoux et me laissa faire sans se dérober."

Il y a également l'intervention intéressante de Mort d'Amour qui se nourrit donc de la mort (possédé ici par Marmée Noire qui a séparé son âme dans le Conseil Vampirique d'Europe) . Quand il interfère dans le lien d'Anita, évidemment Jean-Claude tourne cela en orgie avec l'ardeur. Mais ce qui est intéressant c'est de voir justement un de ces descendant, le maître de la ville d'Atlanta, Clayton. Il y a un véritable massacre d'humains, car la particularité de ces vampires pourrissants, ils ne meurent pas avec une balle dans le cœur, ils doivent brûler pour mourir. Seulement, là encore l'auteure aurait pu jouer sur cette partie de l'histoire pour la rendre plus intéressante, mais elle la laisse ensuite de côté pour en dire le final dans un court paragraphe de la fin du roman. D'ailleurs, la fin du roman est complètement bâclé, vraiment vite achevée...
Un autre sujet qui fâche, c'est le changement de caractère soudain d'Asher. Un personnage que j'ai toujours apprécié depuis sa première apparition. Il devient dans ce tome un peu comme l'ancien Richard. J'espère que dans les prochains tomes, il redeviendra le Asher que j'aime...
Cette chère Anita Blake qui se pense toujours pudique... qu'est-ce que cette phrase répétée en boucle au fil des tomes, commence à m'exaspérer ! Laurell K.Hamilton essai vraiment de nous faire avaler que son héroïne est une prude et non pas une fille facile ? Désolé, mais il y a une grande différence entre les deux. Quand on voit que scène de ses "hommes" Jean-Claude et Richard qui font l'amour avec une autre femme l'émoustille, on se demande où se trouve son côté prude...
Le seul personnage que j'apprécie, c'est Jean-Claude et quand il fait preuve d'humour, je ne peux m'empêcher de sourire :

" - Ce qui vient de se passer ne me plaît pas du tout, et ça me rappelle pourquoi je me suis tenu si longtemps à l'écart de vous deux, dit Richard. Mais Anita a raison : rien de ce que nous avons fait ensemble, que ce soit la nuit dernière ou à n'importe quel autre moment, n'est aussi affreux que les bribes de votre passé que je peux entrevoir. (Il pencha la tête sur le côté.) Vos pires souvenirs, ce sont des choses qui vous sont arrivées aux mains du Conseil, pas vrai ?
- La plupart, oui, acquiesça Jean-Claude à voix basse.
- Et voilà qu'ils tentent de s'emparer de nous.
- C'est ce qu'on dirait.
- Alors peu importe ce qu'il faudra faire pour les en empêcher.
Jean-Claude dévisagea Richard. Ils étaient très proches l'un de l'autre, et je me souvenais de leur baiser, non pas comme si je l'avais vécu, mais en tant que simple image.
- Tu ignores à quelles extrémités nous seront peut-être réduits pour les combattre, Richard.
- Il vous arrive d'être un salopard manipulateur. Mais vous êtes notre salopard manipulateur.
Jean-Claude ne put réprimer un sourire.
- Tant de flatteries! Attention, mon loup, tu risques de me faire tourner la tête. "

Un autre mauvais point, ce sont ces descriptions à rallonger sur l'apparence des personnages.
Au fil des tomes, on connaît l'apparence par cœur de certains d'entre eux et on s'en fiche un peu de ce qu'ils portent et que cela met en valeur, telle partie du corps. J'en ai eu tellement marre que j'ai sauté plusieurs lignes au fil de ma lecture.
Pour conclure, un tome vraiment mauvais qui comme les autres n'apportent rien à l'histoire. On sent là-dessous un tome écrit pour une question commerciale. Je suis extrêmement déçue !






GLOBALE : 5 / 10
ECRITURE :  7 / 10
SCENARIO :  3 / 10
PERSONNAGES : 4 /10
SUSPENS : 5 / 10












mercredi 10 décembre 2014

Anita Blake #18 - Flirt









AUTEUR : Laurell K.Hamilton
GENRE : Urban Fantasy
ÉDITION : Milady
COLLECTION : Bit-Lit
NOMBRES DE PAGES : 278
PUBLIE EN : 2010
DATE DE L’ÉDITION: Février 2014
LANGUE D'ORIGINE : Anglais
TRADUCTION : Isabelle Troin
TITRE ORIGINAL : Flirt



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http://skoldasybooks.blogspot.fr/2014/08/anita-blake-17-jeux-de-fauves.html
 







" Relever les morts, c’est ce que je sais faire le mieux.
D’ailleurs, je suis la meilleure du pays. Raison pour laquelle j’ai reçu un certain Tony Bennington. Veuf depuis peu, celui-ci m’a demandé, en échange d’une somme exorbitante, un service peu courant : ramener feu son épouse à la vie. Mais ça, même si je suis pleine de compassion, c’est hors de question : ce qui sortirait de la tombe ne serait pas vraiment le miracle auquel s’attend cet homme. On dirait bien pourtant qu’un refus poli ne lui suffira pas et il a laissé entendre qu’il savait beaucoup de choses sur ma vie et mes amants…"








« Flirt » ne fait encore une fois pas réellement partie de mes favoris. Comme toujours après l’excellent tome « Jeux de fauves » malgré l’ardeur, nous tombons de nouveau dans un scénario insipide et sans intérêt. Il s’agit comme pour « Micah » et « Sang noir » d’une courte nouvelle qui est ici est centré sur Anita et sa nécromancie.
D’ailleurs, le titre a une signification pour moi qui n’est pas synonyme de « flirt amoureux », mais plutôt de flirter avec la mort. Effectivement le client d’Anita, Tony Bennington désire que cette dernière ramène sa femme à la vie. Un pouvoir que la jeune femme ne possède malheureusement pas. L’idée de départ du flirt vient de Nathaniel et d’un serveur qui lui fait du charme, s’en suit évidemment l’action.

Extrait :
" Nathaniel m'a appris que flirter, ce n'est pas toujours sexuel. D'une certaine façon, vous flirtez avec vos amis, avec votre famille, avec les recruteurs. Vous voulez qu'ils vous apprécient, ou qu'ils sachent que vous les écoutez et que ce qu'ils disent compte pour vous.Je me suis rendu compte que je n'étais pas très douée pour faire savoir à quelqu'un qu'il me plaisait, à moins de vouloir sortir avec lui. Apprendre à flirter au sens large du terme m'a rendue plus agréable à fréquenter. D'un autre côté, j'aurais eu du mal à le devenir moins. "

Anita se fait kidnapper pour exaucer les désirs de son client. Mais évidemment, rien ne se passe comme prévu ! Il y a évidemment l’intervention de l’ardeur (et qui au passage rajoute encore un amant à son énorme collection d’hommes…), puis sa nécromancie elle-même. A ce sujet, c’est intéressant de voir son pouvoir évoluer, car il s’agit du sien et non des liens métaphysiques qu’elle a établi avec ses divers amants.
L’avantage, c’est que ses amants habituels sont mis en second plan (car il y en a certains que je déteste comme Nathaniel, Richard ou Requiem), à ce niveau c’est agréable à lire. Mais dans l’ensemble, ce roman n’apporte rien de plus à l’histoire de notre héroïne.

En conclusion, c’est une histoire sympa à lire même si la collection d’hommes d’Anita ne fait augmenter. Parfois, je me dis que l’auteure devrait mettre à terme à sa série si c’est pour nous donner du n’importe quoi… L’histoire semble partir dans plusieurs directions qui n’ont plus vraiment de sens pour nous. Ce qui est vraiment dommage…Anita Blake était au début une très bonne série mais, qui a énormément baissé dans mon estime. J’espère que « Coups de feu » va relever un peu le niveau. L’espoir fait vivre…







GLOBALE : 6 /10
ECRITURE : 8 /10
SCENARIO : 6 /10
PERSONNAGES : 5 /10
SUSPENS :  7 / 10




 



lundi 8 décembre 2014

Resident Evil #1 - La conspiration d'Umbrella





GENRE : Fantastique / Horreur Survival
ÉDITION : Milady
COLLECTION : Gaming
NOMBRES DE PAGES : 278
PUBLIE EN : 1998
PARUTION DE L’ÉDITION : 2014
LANGUE D'ORIGINE : Anglais
TITRE ORIGINAL : Resident Evil - The Umbrella conspiracy
TRADUCTION : Paul Benita








Stephani Danielle Perry est une romancière américaine. Elle est la fille de l'écrivain Steve Perry.
S.D.Perry vit actuellement à Portland, en Oregon, avec son mari, Myk, ses deux enfants Cyrus et Myk Jr, et leurs deux chiens.
Elle a beaucoup écrit de novélisations dans le domaine S.F. / Fantasy du multimédia.
Elle est l’auteur de Avatar de la série Star Trek, à laquelle elle a participé, notamment par des contributions dans une anthologie de nouvelles très remarquée (The Lives of Dax).
Sous le pseudonyme de Stella Howard, elle a signé un roman inspiré de la série TV «Xéna».






" Raccoon City. Déjà quatre cadavres en un mois, tous victimes de ceux qu’on a surnommés les « tueurs cannibales », parce que les corps ont chaque fois été en partie dévorés. Le dernier espoir de la ville pour endiguer cette violence sans précédent n’est autre que la fameuse escouade des S.T.A.R.S. Cette petite unité d’élite est censée pouvoir parer à toute éventualité… mais face à l’horreur qui les attend dans un manoir à l’abandon, il est bien possible qu’elle se trouve cette fois totalement dépassée."






Je tiens encore à remercier le site « ResidentEvilFR.com » pour le concours qui m’a permis de gagner ce premier tome !
Je suis une très grande fan de l’univers « Resident Evil » depuis les premières sorties des jeux vidéos qui remonte donc en 1996 sur Playstation One. Et oui, j’étais à peine âgée de 9 ans !
J’avais découvert les romans en 2002 qui étaient publiés à l’époque chez « Fleuve noire ». C’est donc avec un immense plaisir de pouvoir lire de nouveau ces romans qui me rappellent mon adolescence.
Le regard que j’ai aujourd’hui sur ce roman reste indubitablement le même, cela prouve que je n’ai pas vraiment changé ! Je reste cette fan inconditionnelle du jeu vidéo et l’auteure a très bien su retranscrire l’environnement, la tension du premier opus.
Elle a évidemment pu travailler un peu plus la personnalité de nos héros, bien que la personnalité d’Albert Wesker me déçoit beaucoup dans le roman. Dans le jeu, c’est un homme totalement dépourvu d’émotions. La seule qualité qu’on retrouve est son intelligence et la manipulation.
On découvre également de nombreux clins d’œil au jeu vidéo, comme avec la fameuse machine à écrire dans le hall du manoir Spencer qui nous permettait de sauvegarder notre partie. L’environnement et les énigmes sont également expliqués par un architecte fou. En même temps il vaut mieux, car que dirons-nous d’un plafond qui vient vous écraser ? Ou encore des clés et des blasons cachés dans des coins inimaginables ?
Bref tout le long de l’histoire, j’avais l’impression de me retrouver dans le jeu avec mon petit personnage. Bien que par moment, il manque des éléments comme les fameuses abeilles…
La plupart des monstres sont évidemment présents : Zombies, Chiens, les Hunter, les Chimères, les serpents, le Yawn, les corbeaux, la fameuse plante et évidemment Tyran !
Bien que le combat de fin, où nous avons l’impression que ça dure une éternité est vite expédiée dans le roman.
Niveau écriture, l’auteure reste simple dans le choix des mots, un peu trop par moment. Mais il se lit très vite, car évidemment l’histoire est bourrée d’action et ne laisse aucun moment de répit. Par contre, un reproche que je pourrais faire, c’est que la partie du manoir est beaucoup trop longue, alors que dans le jeu, nous apprenons beaucoup de choses en fouillant le laboratoire d’Umbrella. Hors ici dans le roman, ce sont juste de vagues informations. Dommage.
En conclusion, c’est un bon roman qui résume très bien le jeu vidéo avec quelques petits clins d’œil à l’histoire originale. Évidemment, le jeu vidéo reste meilleur mais ce roman est très agréable à lire et fera revivre toutes les émotions aux fans qui ont tenu leur manette pour jouer à ce jeu.





 GLOBALE : 8 / 10
ÉCRITURE : 7 / 10
SCENARIO : 9 / 10
PERSONNAGES : 9 / 10
SUSPENS : 9 / 10






mercredi 3 décembre 2014

Sidhe #3 - Double Vue





 AUTEUR : Sandy Williams
GENRE : Fantasy
COLLECTION : Bit - Lit
EDITION : Milady
NOMBRES DE PAGES : 454
PUBLIE EN : 2013
PARUTION DE L'EDITION : 2014
LANGUE D'ORIGINE : Anglais
TITRE ORIGINAL : The Sharpest Blade
TRADUCTION : Clémentine Curie









Après avoir décroché un diplôme en sciences politiques et histoire, Sandy Williams a envisagé de faire du droit.
Fort heureusement elle s’est vite rendu compte qu’écrire des romans était bien plus passionnant que les études de cas. Après un séjour prolongé à Londres avec son mari, elle vit à présent au Texas où elle écrit à plein temps et travaille occasionnellement dans des bibliothèques locales. La Diseuse d’ombres est son premier roman publié.







Une guerre sanglante, un amour impossible.  
" McKenzie est une diseuse d’ombres, mais son inestimable don n’a cessé de mettre sa vie et celles de son entourage en péril. Déchirée entre le fae qu’elle aime et celui auquel elle est liée, la jeune femme doit faire la lumière sur les dessous de la guerre si elle veut y mettre un terme. Armée de dangereux secrets et épaulée par de puissants alliés, par ses actes elle divisera le Royaume à tout jamais… à moins qu’elle le sauve."







  Voici que s’achève la saga « Sidhe » sur une note d’amertume. Déjà dans les précédents tomes, Sandy Williams nous offrait des romans assez peu travaillé et un scénario trop vite mené à son terme. Le même problème se pose donc de nouveau ici…
L’auteure n’a cherché qu’à exploiter le triangle amoureux Mckenzie, Aren et Kyol. Il s’agit plus pour moi d’une romance, qu’un roman de fantasy où se mène l’action et un scénario plus fourni.
Tout d’abord, on reprend l’histoire où on l’a laissé. Une Mckenzie qui tente de vivre une vie « normale » d’humaine, seulement le manque de son amant, Aren se fait vite ressentir.
               Quand elle doit retourner au plus vite au Royaume des faes pour secourir Kyol avec qui elle est désormais liée, les dégâts du royaume sont plus que grave.
Maintenant que Lena a su reprendre le palais, elle se voit menacé par un autre que Caelar. Un impur.
Le jeu du chat et de la souris reprend donc plus belle pour notre plus grande frustration.
               Personnellement, les filons de l’histoire ne sont jamais exploités jusqu’au bout et c’est cela qui m’exaspère le plus. Aren qui repousse Mckenzie, Mckenzie qui ne cesse pourtant de se raccrocher à Kyol et qui dit aimer Aren. Un quiproquo qui a vite fait de nous ennuyer au bout de trois romans.
              
Pourtant les doses d’actions s’enchainent assez vite, mais ils manquent cruellement de détails. A part le mystère qui entoure l’impur, le reste est plutôt flou.
La fin qui est pour moi totalement bâclé ! Le méchant qui est éliminé en quart de seconde alors que le royaume subit ses attaques depuis des semaines…, c’est vraiment léger !
               Des personnages dont on ne sait pas ce qu’ils deviennent comme Lorn, Kaito et même Lee. Il y a aussi Paige qui revient pour la fin comme-ci elle sortait un peu de nulle part, alors qu’on ne sait strictement rien de ses activités tout le long du roman.
Le fameux sérum de double vue qui finalement n’est plus qu’une action secondaire et éliminé en quelques lignes, malgré les conséquences qu’il peut toujours avoir dans le monde des hommes.
Bref, pour une fin de saga, je n’ai pas du tout apprécié. La seule chose qui me met du baume au cœur, c’est le choix de son partenaire à la fin du roman. Et certains personnages qui sont forcément mis en avant comme Aren que j’adore malgré son côté héroïque et son sacrifice, Lena sur laquelle on en apprend un peu plus. Bien que la relation entre elle et Trev est assez ambigu mais malheureusement nous n’aurons jamais de réponses à ce sujet. Quant à Kaito que j’aime beaucoup aussi, on a toujours un pincement au cœur sachant la perte qu’il a subi dans les précédents tomes. Du coup, il est un peu relayé au second plan.
Par contre, il y a eu beaucoup de morts et les personnages principaux s’y penchent pendant un petit moment, mais à la fin c’est comme-ci tout était oublié. Personnellement, deux morts m’ont fendu le cœur, dont une qui reste en suspend car on ne sait pas vraiment si le personnage a vraiment été tué par l’impur.

Quant à l’écriture de l’auteure, cela reste toujours quelque chose de brouillon et dont l’utilisation du présent est plus qu’un frein à la lecture. Je n’aime jamais quand les auteurs utilisent ce procédé qui n’est franchement pas le meilleur. Le style manque cruellement de détails sur l’environnement ou même dans la description des personnages.
« Sidhe » n’est donc pas la meilleure saga que j’ai lu, mais pas la pire non plus. Pour moi, c’est bien à lire mais sans plus de conviction. C’est dommage, j’aurais aimé découvrir un royaume sur les faes bien plus développé surtout que je pense que le sujet à de quoi imaginer des millions de choses ! En espérant que Sandy Williams arrivera à créer un monde plus complexe, plus enrichi et abouti un jour.
 



 GLOBALE : 6 / 10
ÉCRITURE : 6 / 10
SCENARIO : 6 / 10
PERSONNAGES :  7 / 10
SUSPENS : 8 /10