lundi 29 février 2016

Red Queen





GENRE : Fantasy / Young Adult
ÉDITION : Le livre de poche
PUBLIE EN : mars 2015
DATE DE L’ÉDITION : 10 février 2016
LANGUE D'ORIGINE : Anglais
AUTEUR : Victoria Aveyard
TRADUCTION : Alice Delabre



 Victoria Aveyard est scénariste. Passionnée de séries télévisées et de cinéma, elle ne peut survivre sans Netflix. Son premier roman, Red Queen, a été vendu aux enchères dans une vingtaine de pays.



 





" Mare Barrow, Une Rouge de dix-septs ans, passe ses journées à voler pour subvenir aux besoins de sa famille, jusqu'au jour où elle se découvre un pouvoir extraordinaire digne d'un Argent, et même d'un prince argent.
Dans la prison dorée du palais d'Archeon, elle apprend la duplicité pour tenter de renverser le couple royal et libérer ses semblables.
Le premier volet d'une saga épique au souffle inépuisable "
 


"Red Queen" est un roman de fantasy où la trahison et l'action sont au centre du récit.
On y découvre une classe supérieure, les Argents dotés de pouvoir impressionnants et les Rouges, classe inférieure qui travaillent d'arrache pied pour subvenir aux besoins de leur famille.

Mare Barrow est une Rouge, de 17 ans. Son quotidien se résume à voler les autres pour survivre. Elle n'est pas aussi douée que sa soeur, elle le répète souvent au court du récit. Aider sa famille est pourtant sa seule préoccupation, mais aussi Kilorn, son ami d'enfance. Elle tentera plusieurs fois de le sauver, notamment pour qu'il ne parte pas dans l'armée. Même si elle doit également y aller dès qu'elle aura 18 ans. C'est pourquoi, elle décide de s'enfuir avec lui, mais pour cela, elle aura besoin de beaucoup d'argent. C'est à ce moment que sa vie va voler en éclat, entraînant dans sa chute le destin de sa soeur et sa famille.
Un étrange jeune homme va pourtant lui offrir son aide, en lui trouvant du travail au palais royal. Elle va devoir servir ceux qu'elle hait le plus, les Argents. Durant un banquet, elle va pourtant se faire remarquer par les Argents. Mare développe un étrange pouvoir... C'est alors que sa vie se trouve de nouveau entre deux rives, être une Rouge, mais se faire passer pour une Argent.
On y voit l'envers du décor, le luxe, les richesse et la vie royale auprès des frères Cal et Maven. Bien que la vie de Mare ne tiens qu'à un fil...
En qui peut-elle vraiment avoir confiance ?
J'avoue que certains personnages sont de véritable cliché. Cal  est l'image type du prince vertueux , tandis que Maven n'est que son ombre... Évidemment, il y a la peste et jalouse de service : Evangeline. Bref, il y a aussi l'image du triangle amoureux (aussi non, ce n'est pas drôle).

"Red Queen" est très addictive, mais c'est du déjà-vu. Il n'y a pas vraiment de surprises pour moi. J'ai su anticiper toutes les actions, retrouver les traîtres à travers les divers personnages proposés. Beaucoup de littérature jeunesse propose déjà la même chose, une "élue" qui combat les traîtres. (Hunger Games, Divergente, le labyrinthe,...) Une élite qui finalement tombe de son piédestal. Rien de neuf sous les tropiques. Mais pourquoi ai-je apprécie ce roman me direz-vous ? Simplement, parce que c'est un récit sans prise de tête, où l'on se laisse porter au fil des pages.
L'écriture de l'auteure est fluide et prenante, mais j'espère pouvoir lire quelque chose d'un peu plus recherché dans le tome 2. Bien que certaines pensées de l'auteure pourrait coller dans notre univers actuel. Il y a vraiment de très bonne chose écrite d'une façon plus "philosophique". C'est ce que j'ai beaucoup apprécié dans ce récit. Victoria Aveyard nous démontre qu'elle a tout de même des choses intéressantes à nous dire, même si l'histoire suit une forme de schéma narratif déjà connu et repris à travers d'autres histoires. J'espère avoir de bonne surprise avec "Glass Sword", nous verrons bien !


EXTRAITS
 
" Les Argents n'ont rien à craindre de nous, les Rouges. Tout le monde le sait. Nous ne sommes pas leurs égaux, même si rien ne nous différencie en apparence. Le seul signe distinctif, extérieur en tout cas, est que les Argents se tiennent bien droit, tandis que nous avons le dos courbé par le travail, l'absence d'espoir et la déception inévitable face au sort qui nous attend."

* * *

" Il abat son poing sur la boîte métallique, comme si la frapper allait soudain nous ramener la lumière, la chaleur et l'espoir. Ses gestes se font de plus en plus nerveux et affligés, la rage irradie de tout son être. Elle n'est pas dirigée contre Gisa ou moi, mais contre le monde. Il y a longtemps, il nous surnommait les fourmis. Des fourmis rouges écrasées par l'éclat d'un soleil argenté. Détruites par la grandeur d'autres êtres, privées de leur droit d'exister parce qu'elle n'étaient pas "spéciales". Notre évolution n'a pas suivi le même chemin que la leur, nous n'avons pas développé des pouvoirs qui dépassent l'imagination. Nous sommes restées les mêmes, prisonniers de nos propres corps. Le monde s'est transformé autour de nous, et nous sommes demeurés identiques.

* * *

" Pour moi, le monde s'est toujours divisé en deux catégories, les Argents et les Rouges, les riches et les pauvres, les rois et les esclaves. Or il y a tout un univers entre les deux, composé d'éléments que je ne comprends pas, et je me retrouve brusquement immergée dedans. J'ai grandi en me demandant si j'aurais de quoi manger pour me dîner. Et j'arrive dans un plais, sur le point d'être dévorée toute crue. Rouge dans la tête et Argent dans le coeur. Cette formule me poursuit, guide mes mouvements."






 GLOBALE : 6 / 10
ECRITURE : 7 / 10
SCENARIO : 5 / 10
PERSONNAGES : 6 / 10
SUSPENS :  4 / 10




#10 - Février




# 10 - Février

  • Re/Member #1 de Wilzard & Katsutoshi Murase (ki-oon Editions)
  • In These Words #2 de Jun Togai & Narcissus (Taifu Comics)
  • Nephilim #1 - Les déchus de Fabien Clavel (Editions Mnémos)
  • Nephilim #2 - L'éveil de Fabien Clavel (Editions Mnémos)
  • Red Queen de Victoria Aveyard (Le livre de poche)


    # 10 - Février

  • Les yeux Améthyste d'Enamorte (Editions du chat noir)
  • Néachronical #1 - Mémento Mori de Jean Vigne (Editions du chat noir)


    # 10 - Février

  • Le don de Gaïa de Mélanie Baranger (Auto-Edition)




    Et voici ce que j'ai reçu pour mon partenariat avec les Éditions du chat noir.
    Encore merci !
    # 10 - Février

  • Le Nibelung #1 - Le Carnaval aux Corbeaux d'Anthelme Hauchecorne (Editions du chat noir)

mercredi 24 février 2016

Les filles au chocolat #4 - Coeur Coco





GENRE : Jeunesse
ÉDITION : Nathan
FORMAT : Ebook / Epub
PUBLIE EN : 2013
LANGUE D'ORIGINE : Anglais
AUTEUR : Cathy Cassidy
TRADUCTION : Anne Guiton
TITRE ORIGINAL : The chocolate box girls #4 - Coco Caramel



 CHRONIQUES PRECEDENTES

http://skoldasybooks.blogspot.fr/2015/08/les-filles-au-chocolat-1-coeur-cerise.html  http://skoldasybooks.blogspot.fr/2015/10/les-filles-au-chocolat-2-coeur-guimauve.html  http://skoldasybooks.blogspot.fr/2015/12/les-filles-au-chocolat-3-coeur-mandarine.html  http://skoldasybooks.blogspot.fr/2016/01/les-filles-au-chocolat-35-coeur-sale.html








" Coco est la plus jeune des sœurs Tanberry, mais elle a déjà un caractère bien à elle. Sa passion : la nature et les animaux. Et elle adore par-dessus tout ses cours d’équitation.
Ainsi, quand Coconut, son poney préféré, est vendu, Coco enquête aussitôt sur son nouveau propriétaire. Malheureusement, ce qu’elle apprend ne la rassure pas du tout… Mais, entre sa grande sœur Honey qui est en pleine crise et Summer qui se remet tout juste de son trouble alimentaire, Coco ne peut compter sur le soutien de sa famille. Pourra-t-elle sauver Coconut toute seule ? Ou… avec l’aide d’un nouvel ami ? "






Dans « Cœur Coco », nous découvrons l’univers de la cadette de la famille Tanberry, Coco. A 11 ans, la jeune fille est une fervente défenseuse de la cause animale.
Plus tard, elle rêve de devenir vétérinaire.

Ce tome est plus enfantin, puisque Coco est la plus jeune ce n’est pas étonnant. Elle croit pourtant à certaines valeurs, notamment le bien-être des animaux et de la nature.
Comme dans les tomes précédents, il y a toujours la présence « d’erreurs de jugement » de la part du héros principal. La jeune fille croit que sa famille n’a aucune considération pour ses avis. Étant la plus jeune, il est difficile d’être prise au sérieux. Elle reste ainsi le bébé de la famille, ce qui l’exaspère au fil du récit.
Alors, quand un problème prénommé Stevie Marshall pointe le bout de son nez, les ennuis débutent pour Coco. Eux qui pourtant en apparence se détestent, ils vont trouver une cause commune : Sauver Coconut, le poney favori de la jeune fille. En effet, le poney a été racheté par un homme affable qui bat les animaux. C’est alors que les deux jeunes gens trouvent un plan « sauvetage de poneys ». Petit à petit, Coco commence à mieux connaître Stevie, à l’apprivoiser comme un animal blessé. Elle découvre un jeune homme sensible et pas si brutal qui laissait paraître au départ. Mais, il cache malgré tout un secret qui finira par sortir au grand jour.
De plus, avec la police à la recherche de « voleurs de poneys » sont à leurs trousses. Comment sortir de cette situation sans prévenir leur famille ? Évidemment, Coco n’ose pas parler à sa mère et Paddy qui ont déjà beaucoup de soucis avec sa sœur aînée, Honey.
Pourtant, ce n’est pas une chose que la jeune  fille va pouvoir cacher longtemps…Le mal est fait.

On y retrouve la recette parfaite de la saga : Erreur, conséquence dramatique pour terminer sur une note d’espoir en l’avenir.
« Cœur Coco » est plus enfantin, forcément je l’ai un peu moins apprécié que les autres, mais cela reste tout aussi agréable à lire. On découvre finalement une fille forte malgré son jeune âge avec beaucoup de caractère.
J’ai donc hâte de lire « Cœur Vanille » consacré à cette chère Honey ! On va peut-être enfin comprendre pourquoi elle en veuille autant à sa mère.







GLOBALE : 7 / 10
ECRITURE : 8 /10
SCENARIO : 6 / 10
PERSONNAGES : 7 / 10
SUSPENS : 6 / 10



samedi 20 février 2016

Le Nibelung #1 - Le Carnaval aux corbeaux




GENRE : Fantastique
ÉDITION : Éditions du Chat Noir
COLLECTION : Graphicat
NOMBRES DE PAGES : 320
DATE DE PUBLICATION : 10 février 2016
LANGUE D'ORIGINE : Français
AUTEUR : Anthelme Hauchecorne
ILLUSTRATEURS : Loic Canavaggia et Mathieu Coudray






Anthelme HAUCHECORNE naît en 1980 dans une famille de la classe moyenne.
Ses études mêlent droit, économie et sociologie, trahissant une passion précoce pour les mélanges douteux. En 2007, l’auteur obtient le concours d’enseignant en économie-gestion. Jeune titulaire, son affectation le contraint à quitter sa Lorraine natale pour rallier le Nord-Pas-de-Calais.
Où qu’il aille, l’encre des mots le suit comme une ombre.
Ses romans touchent au fantastique et aux questions de société. L’auteur affectionne les univers régionalistes et documentés, multipliant les clins d’œil aux lieux et aux légendes locales. Son premier roman, "La Tour des Illusions", prend place en Moselle. Le suivant, "Âmes de verre", puise ses racines dans sa région d’adoption, le Nord-Pas-de-Calais. L’intrigue prend pied dans la métropole lilloise, entrecroisant déclin industriel, critique de l’inhumanité urbaine et résurgence de la cosmogonie celte.







" Ludwig grandit à Rabenheim, un petit bourg en apparence banal.
Claquemuré dans sa chambre, il s’adonne au spiritisme. À l’aide d’une radio cabossée, il lance des appels vers l’au-delà, en vue de contacter son père disparu.
Jusqu’à présent, nul ne lui a répondu… Avant ce curieux jour d’octobre.
Hasard ? Coïncidence ? La veille de la Toussaint, une inquiétante fête foraine s’installe en ville. Ses propriétaires, Alberich, le nabot bavard, et Fritz Frost, le géant gelé, en savent long au sujet du garçon. Des épreuves attendent Ludwig. Elles seront le prix à payer pour découvrir l’héritage de son père.
À la lisière du monde des esprits, l’adolescent hésite… Saura-t-il percer les mystères de l’Abracadabrantesque Carnaval ? "








Je tiens tout d’abord à remercier les éditions du chat noir pour ce service presse, ainsi que de leur confiance. Ce premier tome « Le Carnaval aux Corbeaux » est vraiment très prometteur ! On y découvre un univers fantastique, où se détache divers mythes germaniques.
Il y a rien d’étonnant de voir dans le récit, des héros portant le nom de Ludwig Poe et Gabriel Grimm (Poe étant connu pour ses contes sombres/fantastique et les frères Grimm pour avoir regroupé dans les contes, le folklore germanique).


On y découvre tout d’abord le jeune Ludwig Poe passionné par le paranormal. Le jour de ses treize ans, il découvre une lettre  de  son père laissé à son attention. Son père ayant disparu treize ans plus tôt... Il commence alors à suivre cette piste improbable qui va le mener tout droit au chœur d’un sombre monde.
C'est durant la semaine de la Totenwoche (semaine correspondant à Halloween), qu'un étrange carnaval fait son apparition à Rabenheim. « L’abracadabrantesque Carnaval » qui était déjà apparu auparavant, aux bons souvenirs de ses habitants, notamment de Julia Poe, la mère de Ludwig.
Gabriel Grimm, meilleur ami du jeune Poe, aime découvrir tout ce que l’histoire peut lui offrir. Il suit malgré tout, les excentricités de son ami sans rechigner, car il y découvert des trésors cachés. Même d'étranges fragments d'histoire liés à sa famille. Pourtant, le jeune garçon va commencer à douter, quand il aperçoit pendant cet étrange carnaval l’ombre de son oncle défunt.
  


" La Parade d'Octobre" par Loic Canavaggia


« - Oyez, oyez, bon peuple de Rabenheim ! Merci d’être venus si nombreux assister au réveil de l’Abracadabrantesque Carnaval ! Un spectacle qu’il ne vous sera donné qu’une fois d’admirer !
Des silhouettes grotesques se dessinent, certaines géantes, d’autres lilliputiennes. Elles semblent flotter au ras du sol en cortège de carrures dépareillées, tantôt massives, tantôt faméliques. Dans la brumaille luisent les regards jaunes des forains, prunelles d’une meute de loups, constellation d’étoiles animées d’une faim sidérale…
 
»



Cet étrange carnaval connaît très bien tous les habitants de Rabenheim, surtout Ludwig. Y aurait-il un lien avec la disparition de son père ? C’est ce que va tenter de découvrir le jeune garçon. En compagnie de Gabriel et de l’étrange fille albinos Silke. Bien que cette dernière lui porte plus malheur, que d’être celle qui l’aide dans son entreprise.
Ce Carnaval regorge de personnages hétéroclites comme le nain Alberich, le géant de glace Fritz Frotz ou encore la médium dame Väla, mais également avec des attractions perverses. Qui sont-ils réellement ? Qu’attendent-ils des habitants de ce petit village en apparence sans histoire ?
Une étrange malédiction se trouve en son centre, mais qui est à l’origine ?



"Fritz Frotz, l'iceberg humain" par Loic Canavaggia



Anthelme Hauchecorne a fait de ce roman un vrai petit bijou ! Il a repris tellement d’éléments de la mythologie germanique, pour mettre son conte en valeur, lui donner une dimension très sombre et très fantastique. On se sent comme dans un film de Tim Burton. On y voit l’influence de poètes comme Baudelaire ou même Apollinaire.  Cette dimension culturelle enrichissante nous entraîne donc au-delà du monde physique et nous fait découvrir l’au-delà à travers de veilles légendes et contes germaniques. On y retrouve des lieux emblématiques comme le Schawarzwald (la forêt noire). Mais surtout diverses créatures : comme les nixes, le dopplegänger, le Schimmelreiter (inspiré d’une nouvelle de Theodor Storm qui se traduit par « L’homme au cheval blanc »).
Mais il y a également cet univers paranormal qui est la colonne vertébrale de ce roman, ce qui lui donne cette dimension sombre et gothique que j'apprécie tant. Le Nibelung lui-même (le monde des morts), le Fliegende Holländer (Le Hollandais volant) et l’Elivagar (rivières dans la mythologie nordique).
Tous ces sujets s’adaptent parfaitement à l’imagination de l’auteur, chaque nouvelle pièce ajoutée n’est jamais anodine et apporte une nouvelle action ou conséquence pour les héros. Un méli-mélo de légendes pour en créer une seul et unique !


Si je parle maintenant de l’écriture, je dois bien avouer qu’elle est toute aussi merveilleuse ! Anthelme Hauchecorne joue entre la prose et la poésie avec une dextérité et virtuosité, que j’en fus vraiment admirative. Retrouver cette sensation rythmique propre à la poésie,donne un côté joyeux, amusant dans cet univers particulier. Donnant un peu de douceur, dans un monde sombre et mort. On retrouve cette stylistique, notamment dans les discours du nain ou les dopplegänger :

«  L’ado examine la cage de l’usurpateur au sol jonché de dessins obscènes, lesquels s’amoncellent en un tapis épais, le résultat d’un travail acharné. Il remercie la pénombre de lui masquer les détails les plus odieux. Le dopplegänger se délecte de son dégoût.
- D’âme, nous sommes jumeaux. Semblables de faciès, en dons égaux. Je puise dans tes souvenirs enfouis comme dans l’eau d’un puits. Ces visions qui te hantent, ces voix bruyantes. Leur source, je la connais, je sais de quel talent funeste tu as hérité. Non, mon frère d’esprit, point ne suis-je mauvais, seulement plus expérimenté. Toi et moi vivons la même existence, par les bouts opposés, chacun dans un sens. Toi commençant du début, moi débutant de la fin. J’en sais plus que toi, trop pour mon propre bien. Ne sois pas grognon, laisse-moi les commandes. J’ai tiré les leçons d’erreurs que tu mettras des décennies à comprendre…
 
»


" Schimmelreiter, Le Cavalier pâle" par Loic Canavaggia



C’est tellement rare de découvrir ce style dans des romans de nos jours, que j’en fus extrêmement ravie !
On termine le roman sur une grande interrogation. On espère que Ludwig interviendra très vite. Après tout son voyage dans le Nibelung ne fait-il pas que commencer ? Ses dons sont-ils plus grands que ce que les saltimbanques pouvaient penser ? J’ai désormais hâte de  découvrir la suite de cet univers particulier. Il ne suffit pas d’attendre Halloween pour se donner la sensation diffuse de frayeur, lisez « Le Carnaval aux corbeaux », il vous comblera bien au-delà de vos espérances.
Je tiens également à vous faire remarquer l’énorme travail des illustrateurs de ce roman. Loic Canavaggia et Mathieu Coudray. Ils ont su mettre en image le monde farfelu de l’auteur avec une grande précision. (Vous pouvez apprécier avec les illustrations de ma chronique).
Encore bravo à tout ce joli monde ! J’ai hâte de découvrir la suite.






GLOBALE : 9 /10
ECRITURE : 10 /10
SCENARIO : 10 /10
PERSONNAGES : 10 /10
SUSPENS : 9 /10
HUMOUR : 7 /10





COUP DE COEUR !





Re/Member #1






GENRE : Manga / Sheinen / Horreur / fantastique
ÉDITION : Kioon
NOMBRES DE PAGES : 208
PUBLIE EN : 2013 japon
DATE DE L’ÉDITION : 11 février 2016
TRADUCTION : Jean-Benoît Silvestre
TITRE ORIGINAL : カラダ探し- Karada Sagashi
AUTEURS : Welzard & Katsutoshi Murase










" Une terrifiante légende urbaine circule parmi les élèves du lycée Ouma. Une créature surnaturelle, le Rouge-sang, hanterait les couloirs de l’établissement sous les traits d’une fillette de 11 ans couverte du sang de ses victimes… Le quotidien d’Asuka et de cinq de ses camarades bascule dans le cauchemar le jour, où frappés par la malédiction du Rouge-sang, il se retrouvent condamnés à revivre sans arrêt le même cycle funeste : transportés tous les soirs à la même heure sur le campus de l’école, ils sont pourchassés puis inéluctablement massacrés par la créature infernale… avant de ressusciter le matin suivant ! Nuit après nuit, le rituel macabre se répète, jusqu’à ce que les lycéens comprennent qu’il n’y a qu’un moyen de briser la malédiction : retrouver les 8 parties du corps d’une victime du Rouge-sang, éparpillées dans tout le lycée... "





"Re/Member" est une adaptation en manga des romans de Welzard.
Dans ce 1er tome, on découvre donc les bases d’un jeu perfide et morbide.


Dans le lycée d’Oma, une légende circule à propos d’une fillette de 11 ans qui hanterait les couloirs du lycée à la fin des cours. Personne n’y prête jusqu’au jour où Haruka demande à six amis de retrouver son corps. Croyant, à une mauvaise plaisanterie, ils l’ignorent bien que Shota raconte la fameuse légende de la « Rouge-Sang » et de la course au corps. Dont des règles strictes doivent être respectés à la lettre.




Re/Member #1 [Welzard & Katsutoshi Murase ]




A minuit pile, propulsé au lycée, ils doivent jouer le jeu. Ils doivent alors retrouver les huit parties du corps de leur amie. Aussi non, ils continueront de revivre la même journée.

Comme vous me connaissez depuis longtemps désormais, vous savez que j’adore les récits sanglants. Les mangas ne font pas exception à cette règle (Elfen Lied, Another, Judge,…).
« Re/Member » est sanglant et effrayant à souhait ! J’ai toujours pensé que les japonais excellent dans ce domaine (Ring, The Grudge, Dark Water). J’aimerais voir ce manga adapté en anime pour augmenter cette adrénaline, cette peur qui poursuit les lycéens.
L’histoire est vraiment très originale ! Ce 1er tome a un énorme potentiel. La suite ne pourra être qu’excellente.
Les dessins réalisés par Katsutoshi Murase sont sublimes. Les traits des personnages sont uniques et apportent un degré de réalisme épatant. Quant à la « Rouge-Sang »….diable ! Elle est vachement effrayante !


En conclusion, ce 1er tome pose les règles de ce jeu macabre. Le récit est intéressant et on se demande, comment les lycéens vont sortir de ce cauchemar infernal. Les dessins offrent davantage de sensations effrayantes pour notre plus grand plaisir. Cela faisait très longtemps que je n’avais pas acheté de mangas. Mais sur ce coup-là, je ne regrette pas du tout mon choix ! Un coup de cœur transpercé par la Rouge-Sang… Oups, je vais me réveiller.




GLOBALE : 9 / 10
DESSIN : 10 / 10
SCENARIO : 9 / 10
PERSONNAGES : 9 / 10
SUSPENS :  10 / 10




COUP DE COEUR !

lundi 15 février 2016

L'Affaire Baskerville #1 - Une étude en soie





 GENRE : Science Fantasy / Steampunk
ÉDITION : Bragelonne
NOMBRES DE PAGES : 572
DATE DE PUBLICATION ORIGINAL : 2013
DATE DE L’ÉDITION : 18 février 2015
LANGUE D'ORIGINE : Anglais
AUTEUR : Emma Jane Holloway
TITRE ORIGINAL : A Study in Silks
TRADUCTION: Guillaume Le Pennec









 Depuis l'enfance, Emma Jane Holloway a toujours refusé le fait que l'histoire était prisonnière derrière la porte fermée de temps.
Pourquoi perdre un très bon terrain de jeu ? En conséquence, ses romans sont remplis d'impossibilités fantaisistes et d'impertinence.
Emma Jane a un diplôme en littérature et un emploi dans la finance.
Elle vit dans le Pacifique Nord-Ouest dans une maison bourrée de livres, d'instruments de musique, et des projets de couture à moitié finis.
Dans l'intervalle, elle a publié des articles, des essais, des nouvelles, des romans.








" Evelina Cooper, la nièce de Sherlock Holmes, s’apprête à vivre sa première saison dans la haute société londonienne. Mais quand de terribles meurtres secouent le manoir de son amie et hôte, la jeune femme se retrouve plongée au cœur d’un complot remettant en question le monopole des barons de la vapeur sur la ville. Une enquête à hauts risques. D’autant qu’Evelina cache un dangereux secret et qu’elle ignore auquel de ses compagnons elle peut vraiment se fier : le beau et brillant aristocrate débauché qui fait battre son cœur ou son meilleur ami forain, qui ferait n’importe quoi pour elle. "








Voici un roman Steampunk très diversifié,"Une étude en soie" nous offre de nombreux rebondissements. Emma Jane Holloway s’inspire des récits de Sir Arthur Conan Doyle, dans un univers totalement réécrit. N’en déplaisent aux fans de Sherlock Holmes, ce premier tome offre une dimension surréaliste avec un monde innovant où règne en maître l’industrie de la vapeur !

Evelina Cooper, nièce du grand détective Sherlock Holmes est l’invité au manoir des Bandcroft. En tant qu’invitée et amie d’Imogène, elles doivent se préparer à la saison londonienne (nombreux bal en perspective). Mais tout cela semble désuet face à un étrange crime qui se produit dans le manoir, prise dans l’engrenage pour ne pas que l’empire Bancroft se retrouve sur le banc des accusés, Evelina va tenter de résoudre l’enquête en suivant les méthodes de son oncle.
Le personnage d’Evelina est très enrichissant, car elle n’appartient pas à l’aristocratie. Elle a également grandit au milieu d’un cirque avec sa grand-mère et sa mère. Mais la jeune fille cache un grand secret dans  son nouvel entourage : Elle possède le sang de la magie. Dans un monde où la magie est proscrite et punissable de peine de mort, elle n’a de cesse de cacher sa véritable nature ! Pourtant, quand son ami d’enfance Nick refait surface, cela va l’entraîner dans un tourbillon mystique qu’elle désirait ardemment cacher.

On découvre également à travers le roman, l’héritier Bancroft, Tobias. Un jeune homme qui passe son temps auprès de prostituées, à boire et à parier avec sa bande d’ami qui rêve de construire des machines à vapeur. Mais avec une ville sous l’emprise des barons de la vapeur (une élite qui décide de la source d’énergie de Londres). Il est difficile pour la civilisation de faire ce qu’ils désirent réellement. Surtout que cette étrange société commence à prendre le pouvoir sur la royauté.
On y voit justement le baron de la vapeur, Jasper Keating alias le roi doré qui tente de trouver une solution pour retrouver un bien précieux qui lui a été volé. Il engage alors Sherlock Holmes pour retrouver un mystérieux coffret aux pouvoirs extraordinaire.
Suite à cela un étrange individu fait son apparition, le docteur Magnus qui tente de mettre dans poche plusieurs personnes pour un projet secret. Il menace entre autre Lord Bancroft, Nick et Evelina…

Bref, on retrouve toute une machination autour du meurtre de l’employée de Lord Bancroft. Que ce soit des enjeux politiques, de pouvoir voir encore un puissant courant de magie grâce aux personnages d’Evelina, Nick et le docteur Magnus.
Tant de mystère et si peu de réponses, on termine le roman sur de nombreuses questions qui sont restées en suspens. Evelina n’est pas une vraie détective et tout au long du roman, elle commet de nombreuses erreurs à cause de ses sentiments personnels. Elle comprend par la suite les méthodes de son oncle et sa façon de s’impliquer dans une enquête. Mais retiendra-t-elle assez la leçon pour ne pas tomber dans les pièges qui l’entourent désormais ? Que ce soit les barons de la vapeur, l’étrange docteur ou ses soupirants ?
C’est ce que j’ai hâte de découvrir par la suite.

L’écriture de l’auteure est agréable, un vocabulaire très enrichi et qui correspond parfaitement à l’époque victorienne. Cela donne un côté très addictif au récit.  Bien que je doive avouer que l’action est très longue à venir ! Au début du roman, on se demande où se trouve l’originalité… On y retrouve un côté plus romanesque que fantasy. Heureusement ! Cela change assez vite au fil des pages, j’ai donc été agréablement surprise de découvrir cet univers si particulier. L’auteure ne prend pas de liberté avec les personnages de Sherlock Holmes, une chose que j’apprécie en tant que fan, elle ne fait que rajouter des éléments et donne une nouvelle version à l’univers de base. Les fans de steampunk trouverons donc tout leur contentement, mais également ceux qui aiment les énigmes et enquêtes policières.






GLOBALE : 8 / 10
ECRITURE : 9 / 10
SCENARIO : 9 / 10
PERSONNAGES : 7 / 10
SUSPENS :  8 / 10