mercredi 15 novembre 2017

Toutes griffes dehors - Préambule


 

GENRE : Fantasy / Urban Fantasy
NOMBRES DE PAGES : 140
DATE DE L’ÉDITION : 15 septembre 2017
LANGUE D'ORIGINE : Français
AUTEUR : Maëlle Andals
PRIX : 11€90 (papier)


Grande lectrice devant l'éternel, une imagination débordante, passionnée par l'écriture, tous les ingrédients ont toujours étaient là.
Fan d'héroic fantasy et de fantaisie urbaine, il était naturel que sa première série en soit le mélange...  


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" Je m'appelle Luna, je suis une louve-garou et je fais partie de la garde rapprochée de la fille de notre alpha. Avant moi il n'y avait aucune femme qui occupait ce type de poste, pourtant nous sommes aussi fortes qu'eux et parfois même, plus efficaces.
Depuis des décennies, nous vivons en paix avec les vampires, seulement voilà, nous venons de subir une attaque par l’un d’entre eux. En temps normal, ils respectent les accords que nous avons instaurés.
Notre chef de meute vient donc de décider de renforcer la sécurité et je ne peux qu'être d'accord avec lui. Hors de question qu'une de ces sangsues s'en prenne à notre princesse.

J'ai oublié de vous dire, je suis teigneuse et j'ai une façon très personnelle d'obéir aux ordres... exactement ce qu'il faut pour les aventures qui nous attendent. "





J’étais impatiente de pouvoir lire ce préambule d’une nouvelle saga d’Urban Fantasy made in « France ». Alors je remercie sincèrement Babelio et les Editions Livresque.
Seulement, après avoir délaissé ce genre littéraire depuis plusieurs mois, j’ai eu beaucoup de mal à m’y remettre ! J’ai trouvé beaucoup de défaut et de clichés, du déjà-vu dans l’Urban Fantasy.


Nous faisons rapidement connaissance de Luna, une louve-garou au tempérament de feu. Elle doit combattre des vampires hors-la-loi qui tentent de s’attaquer à la fille de l’Alpha de la meute. Luna va alors commettre un acte insensé pour sauver la jeune femme, quitte à mettre sa vie en danger.

Luna est comme toutes les héroïnes d’Urban Fantasy, forte et indépendante. Bien que son apparence délicate et son air juvénile trompent ses adversaires, elle adore jouer avec cet avantage.
Nous ressentons déjà une romance sous-jacente, même si l’héroïne est assez réfractaire, on sent bien qu’elle finira par craquer dans la suite de la saga. La chose qui me gêne le plus dans l'Urban Fantasy, c'est que pour être une femme forte, elles doivent constamment se comporter comme un homme. Pourquoi ? Ne peut-on pas être femme, se comporter de cette même manière sans pour autant jurer et tomber dans la vulgarité ? Bien qu'à travers ses personnages féminins, l'auteure tente de faire passer le message pour la cause "féministe". Je trouve cela bien si c'était mieux mener dans l'écriture.
J’ai beaucoup aimé le personnage d’Emma, la fille de l’Alpha. Elle obéit aux ordres et règles de la meute au détriment de son propre bonheur. On sait également que c’est pour cela que Luna l’admire tellement. Je la trouve d'ailleurs plus posée que Luna, alors que cette dernière est plus jeune.


Concernant le scénario, il est assez basique et ressemble à tant d’autres histoires. Le seul élément accrocheur, c’est le lien que l’auteure a établi entre les loups-garous et les vampires. Le passé historique des clans est la seule chose importante que j'ai retenue. On sent que les origines de Luna sont également importante, j'imagine derrière un père loup-garou très puissant et hors du commun. 

Quant à l’écriture de Maëlle Andals, il est un peu brouillon dans la première partie de cette fiction, mais également trop familier. Et oui, les clichés de l'Urban Fantasy ont la dent dure !
De plus, j’ai relevé beaucoup de coquilles, ce qui est vraiment dommage, car cela gâche notre plaisir de lecture.
J’espère que la suite de la saga sera plus travaillée. On nous expose les faits sans réelles explications à tel point que par moment, on a la sensation que l’auteure elle-même s’y perd.


En conclusion, « Toutes griffes dehors » n’est pas une histoire des plus extraordinaire, mais elle a le mérite de mettre en avant une héroïne intéressante et intrigante, ainsi qu’une relation particulière entre le clan des vampires et loups-garous. Pour l’écriture, c’est le gros point faible du roman malheureusement.







GLOBALE: 6 / 10
ÉCRITURE : 5 / 10
SCENARIO: 6 / 10
PERSONNAGES: 7 / 10
SUSPENS : 6 / 10
 




vendredi 10 novembre 2017

The Walking Dead #2 - La Route de Woodbury




GENRE : Science-Fiction / Horreur / Post-Apocalypse
NOMBRES DE PAGES : 318
PUBLIE LE : 2012 (USA)
DATE DE L’ÉDITION : Octobre 2012
LANGUE D'ORIGINE : Anglais
AUTEUR : Robert Kirkman & Jay Bonansinga
TITRE ORIGINAL: The Walking Dead #1 - The road to Woodbury
TRADUCTION : Pascal Loubet
PRIX : 8€10 (papier)


CHRONIQUE PRECEDENTE


Couverture The Walking Dead (roman), tome 1 : L'Ascension du Gouverneur



 " Quand l'invasion zombie a dressé les vivants contre les morts, Lilly Caul a fui la banlieue d'Atlanta. D'abris de fortune en campements improvisés, elle essaie à présent de survivre. Mais les zombies sont de plus en plus nombreux, et leur appétit pour la chair est sans limites. Terrorisée, Lilly trouve refuge dans une ville fortifiée connue sous le nom de Woodbury. De prime abord, c'est un parfait havre de paix : les habitants troquent de la nourriture contre des services, les barricades sont solides et le mystérieux leader qu'on appelle Philip Blake veille sur les citoyens. Pourtant, Lilly commence à douter : Blake veut qu'on l'appelle le Gouverneur, et ses idées sur la loi et la justice sont ... déviantes. Avec une bande de rebelles, elle ouvre la boite de Pandore et défie le Gouverneur. La route de Woodbury se transforme alors en autoroute pour l'enfer. "






Mon avis sur « La route de Woodbury » de Robert Kirkman et Jay Bonansinga est assez mitigé. Comme le tome précédent, la stylistique de l’auteur nous empêche de nous immerger entièrement dans le récit. Pourtant, le scénario est assez bien mené ! Nous découvrons toujours avec plaisir la personnalité ambiguë du Gouverneur.


Nous suivons dans la première partie du roman, Lily Caul. C’est une jeune femme qui après avoir perdu son père lors de la première vague de zombie avait dû survivre dans ce nouveau monde dévasté. Elle rencontre alors une communauté avec laquelle, elle tente de subsister. Seulement, tout ne se déroule pas comme prévu, très vite elle se retrouve de nouveau sur la route accompagnée de sa meilleure amie Megan, ainsi que Bob, Scott et Josh.
Dans la seconde partie du roman, on retrouve les mêmes protagonistes qui sont recueillis au sein de la ville de Woodbury. On y voit de nouveau Philip Blake et sa clique qui établissent des règles de plus en plus étranges… Lily va devoir s’habituer à cette nouvelle vie ou certainement mourir. Mais par qui les morts-vivants ou les habitants de la ville ?


Je vais tout d’abord évoquer les points positifs du roman. Premièrement, je fus très heureuse de découvrir et apprendre à connaître Lily Caul. On l’aperçoit rapidement dans les comics lors de la bataille avec la prison. Je ne vais pas écrire la scène en particulier, mais elle a marqué les esprits par sa cruauté et l’horreur.
Il était important pour Robert Kirkman, je suppose, de montrer qui est réellement ce personnage. Finalement, elle n’est pas différente de tous ceux qu’on a pu observer dans « Walking Dead ». Lily est assez peureuse, elle ne sait pas se battre face aux morts-vivants et se repose constamment sur Josh. Mais quand elle va devoir vivre à Woodybury, elle va devoir se transformer en une autre personne.
Le second point positif, il s’agit de la seconde partie du roman. J’ai aimé le côté sombre que dégage la ville de Woodbury, on sent planer l’ombre du gouverneur au-dessus de ses habitants. Pourtant, c’est encore celle du « Major Gavin » qui est enfoui au sein de l’âme des résidents. Le Gouverneur va alors entreprendre une nouvelle politique qui n’est pas plus saine que son prédécesseur.


Malheureusement, c’est tout ce que j’ai pu trouver comme points positifs. La plus grosse erreur, pour ma part, reste la styliste de(s) auteur(s). Nous commençons le récit du point de vue de Lily, puis brusquement c’est celui de Josh ou de Bob… Bref, nous virevoltons avec les personnages sans aucun point de repère. L’enchaînement des points de vue est trop rapide, je pense qu’il aurait été plus judicieux d’avoir un chapitre pour un personnage, au lieu de voir un changement d’un paragraphe à une autre.
Le scénario de la première partie est toujours pareil. Rien de neuf, que du réchauffé. Certes, on ne peut pas trop se permettre des fantaisies lors d’une apocalypse zombies, mais le schéma : établissement d’un campement, destruction du campement et fuite me lassent de plus en plus.


Pour conclure, « La Route de Woodbury » est intéressant pour connaître davantage les personnages de Lily Caul et du Gouverneur, mais la stylistique utilisée n’est pas des plus judicieuses pour retenir l’attention des lecteurs. D’autant plus que les scénarios sont assez similaires à ce que nous avons déjà lu dans les comics. Je continuerai bien évidemment à lire la suite des romans pour mieux comprendre la folie du Gouverneur et comment Lily va se sortir de la situation où elle se retrouve à la fin de ce tome.

 




GLOBALE: 7,5 / 10
ÉCRITURE : 6 / 10
SCENARIO: 8 / 10
PERSONNAGES: 9 / 10
SUSPENS : 7 / 10
 





jeudi 9 novembre 2017

Re/Member #9


 

GENRE : Manga / Seinen / Horreur / Fantastique
ÉDITION : Ki-oon
NOMBRES DE PAGES : 224
PUBLIE EN : 2014 (Japon)
DATE DE L’ÉDITION :21 septembre 2017
TRADUCTION : Jean-Benoît Sylvestre
TITRE ORIGINAL : カラダ探し- Karada Sagashi
AUTEURS : Welzard & Katsutoshi Murase
PRIX : 7€65






" Embarqués malgré eux dans la chasse au corps, Takeshi et Yuko refusent de coopérer. Pire encore, ils sont prêts à mettre des bâtons dans les roues à Takahiro et aux autres pour faire durer indéfiniment la partie ! Dès le deuxième jour, lorsque Miyuki réussit à retrouver le bassin d’Asuka, le jeune voyou le lui arrache des mains pour le brûler…
Persuadée d’avoir tout gâché, l’adolescente est rassurée par ses nouveaux amis, qui décident d’élaborer une nouvelle stratégie : faire croire à leurs camarades qu’ils renoncent eux aussi à chercher les morceaux de corps… Mais cela suffira-t-il, alors que le danger de la Rouge-Sang est plus présent que jamais ? "






Voici enfin ma chronique concernant le neuvième tome de « Re/Member» !
Je suis heureuse de constater un regain de force pour ce second arc. En effet, dans ce tome de nouvelles intrigues et informations viennent enrichir légèrement le suspens.

Miyuki, Takahiro, Shota et Rumiko doivent tenter de manier à bien cette chasse au corps, alors que le duo Takeshi/Yuko n’en fait qu’à leur tête. Ils n’hésitent pas à sacrifier les autres pour survivre. De plus, le groupe doit faire face à une nouvelle menace lors de la chasse au corps, les « revenants ».
Bien qu’il n’y ait plus Kenji pour troubler la partie, ce nouvel élément vient gâcher la survie du groupe. Ils doivent ainsi jongler avec les revenants et la Rouge-Sang…

Même si les éléments sont très semblables au premier arc, j’attends d’avoir des informations, des éléments perturbateurs beaucoup plus prenants. Les éléments horrifiques sont trop peu présents, alors que c’est ce qui faisait la force de cette saga.

En conclusion, ce neuvième tome offre un élément nouveau pour venir bouleverser la partie de chasse au corps des lycéens, de plus l’imprévisible Takeshi risque de devenir encore plus violent par la suite. Mais le suspens n’est plus aussi prenant qu’au début, tout comme le côté horrifique.
 





GLOBALE : 8 / 10
DESSINS : 10 / 10
SCENARIO : 7/ 10
PERSONNAGES : 8 / 10
SUSPENS :7 / 10




dimanche 5 novembre 2017

Bilan - Octobre 2017




LIVRES TERMINES

15738736 16039720 3585823634416902 
36390018 17564090 35024713 


LIVRES ABANDONNES

28501827 

J'ai abandonné à 70 pages. J'ai eu du mal à m'intéresser aux personnages. Je les trouvais assez fades, sans émotions. Le comble pour un roman qui traite de la psychologie, d'ailleurs cet aspect est également très mal travaillé. J'ai trouvé que c'était de la psychologie de bas étage dont n'importe qui pourrait remarquer les troubles. Même si l'auteure écrit très bien, cela n'a pas rattrapé les mauvais points que j'ai relevé. 



CHRONIQUES PUBLIES



C'est tout pour ce mois d'Octobre ! 
Malheureusement, je n'étais pas assez présente pour m'occuper du blog (et assez mal), mais j'espère pouvoir me rattraper ^_^

 

Book Haul - Octobre 2017



Hello mes créatures !

Je reviens vers vous pour vous proposer mes "énorme" book haul d'Octobre !
Je dois dire que j'ai été extrêmement gâtée par mon amie Lucile (Si on lisait). 
Et j'ai eu également la chance d'avoir un roman lors de la dernière "Masse critique" de Babelio. 



ACHATS

  • Walking Dead #28 - Vainqueurs de Robert Kirkman & Charlie Adlard (Delcourt Comics)
  • Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban de J.K Rowling & Jim Kay (Gallimard)
  • Shadow House #2 - Cache-cache Mortel de Dan Poblocki (Hachette) 
  • Grisha de Leigh Bardugo (Milan)
  • Heartless de Marissa Meyer (Pocket Jeunesse)
  • Kuban de Aurélie Chateaux-Martin (Auto-Edition)
  • Re/Member #9 de Welzard & Katsutoshi Murase (Ki-oon)
  • Papillon #8 de Miwa Ueda (Pika Edition)

RECEPTIONS

  • Game of Thrones - Le livre de coloriage
  • Petit grimoire Dames de Brocéliande
  • Platinum End #1 de Takeshi Obata & Tsugumi Ohba (Kazé)
  • Platinum End #2 de Takeshi Obata & Tsugumi Ohba (Kazé)
  • Au-delà de l'apparence #1 de Fumie Akuta (Kana)
  • Au-delà de l'apparence #2 de Fumie Akuta (Kana)
  • Wolf girl & Black Prince #1 de Ayuko Atta (Kurokawa)
  • Toutes griffes dehors : Préambule de Maëlle Andals (Editions Livresque)





lundi 16 octobre 2017

Izana, la voleuse de visage


 


  GENRE : Fantastique
ÉDITION : Lumen
NOMBRES DE PAGES : 312
DATE DE PUBLICATION : 2014 (Japon)
DATE DE L'EDITION : 18 mai 2017
LANGUE D'ORIGINE : Japonais
TITRE ORIGINAL : 誘- Izana
AUTEUR : Daruma Matsuura
PRIX : 15 € (papier)









" Dans le monde d'Izana, il y a le dedans et le dehors. Le dehors, c'est tout ce qui s'étend au-delà des murs de la maison : le soleil, les arbres, les autres... tout ce qu'elle n'a jamais vu autrement que dans ses livres ou à travers les carreaux. Car depuis sa naissance, elle vit recluse, bien à l'abri entre quatre murs. Un jour, poussée par la curiosité, la jeune fille décide de braver l'interdit et de s'aventurer à l'extérieur. Bien mal lui en prend – elle comprend que son visage est si effroyable qu'il ne peut être montré au grand jour.

Car si d'ordinaire, la laideur n'est pas un crime, il règne dans le village une terrible superstition. Autrefois se seraient affrontées une sorcière d'une grande laideur et une prêtresse d'une grande beauté : la première, victorieuse, aurait volé son apparence à la seconde. Depuis lors, toute petite fille laide née une certaine année est tuée sur-le-champ, sous peine de porter malheur aux habitants. Cette légende est même le thème d'une pièce de théâtre qui se joue chaque été. Izana y découvre pour la première fois, dans le rôle de la prêtresse, sa propre cousine. Née la même année qu'elle, Namino a été épargnée grâce à sa beauté extraordinaire...

Jusqu'où iriez-vous pour obtenir la beauté du diable, pour prendre le visage de votre choix ? À quel point l'apparence d'un être influence-t-elle son destin ? Dans une petite ville à l'atmosphère envoûtante, où des légendes séculaires restent terriblement vivaces, une adolescente marquée par le sort décide de briser les chaînes de son destin. "








Bonjour mes créatures, je vous retrouve aujourd’hui avec mon avis sur «Izana, la voleuse de visage » paru chez Lumen éditions. Étant une grande fan du manga « Kasane, la voleuse de visage », je me devais de lire ce roman qui évoque l’histoire de la mère de cette dernière. Je n’ai pas été déçue par ce livre qui reste dans cette ambiance sombre qui me plaît tant dans le manga.


Nous découvrons ainsi la vie d’Izana, une petite fille orpheline recueillie par Chigusa. Cette dernière est ainsi devenue sa bienfaitrice. En contrepartie, Izana doit vivre cachée de tout son village. Mais cette petite fille curieuse va vouloir parcourir le monde extérieur qui l’attire tant ! Elle va alors constater que l’amour que lui porte Chigusa n’est pas son véritable réel. Face à d’autres enfants, Izana prend vite conscience de sa laideur et de la légende qui habite son village. Une histoire mythique pour effacer la cruauté des habitants ou est-ce un fait plus surnaturel ?


Izana est une femme intelligente bien qu’elle est due vivre loin des regards et sous la protection de Chigusa. Sa détermination et son courage lui procurent une force indéniable de caractère. Malgré sa solitude, elle va tenter de prendre les devants pour survivre. Elle va alors faire la rencontre de Kingo Susano.
Kingo Susano (qui se trouve être Habuta Kingo dans Kasane) va finir par devenir ami avec Izana. Tous deux ont beaucoup de points communs, ils ont tous les deux été rejetés par les habitants d’Akeiwa. Izana pour sa laideur, Kingo pour la faute qu’il représente au sein de la vénérable famille « Susano ». Même si Izana a beaucoup de mal à faire confiance au jeune garçon, elle va finir par s’accoutumer à sa présence et sa gentillesse.

Forcément, l’histoire aurait pu se dérouler dans cette totale indifférence de la part des villageois. Quand Nagi, un jeune historien fait son apparition, le cœur de glace d’Izana va se fissurer pour laisser entrevoir des sentiments nouveaux en elle. En effet, le jeune homme est à la recherche d’une pierre rouge qui aurait des propriétés surnaturelles. La légende de la sorcière Onaga et la prêtresse Osaku devient alors beaucoup plus réaliste pour la jeune fille. Depuis qu’elle a vu une pièce de théâtre de cette légende, elle est fascinée par ce conte antique. Est-ce qu’il y aurait un fond de vérité dans cette histoire ? Izana ne s’imaginait pas à quel point sa vie, liée à ce mythe, va prendre une tournure brutale. L’horrible jeune fille au visage de monstre va alors s’épanouir de manière sombre et inattendue.


Concernant la stylistique de Daruma Matsuura, elle est simple, mais efficace. J’ai aimé découvrir l’origine du pouvoir de « Kasane ». Nous comprenons également pourquoi l’âme de sa mère plane constamment au-dessus d’elle. Finalement, la mère et la fille sont tellement similaires ! Tant dans leur caractère que dans leur parcours de vie. Les mêmes ambitions, les mêmes erreurs…
Ce thème sur la beauté fait toujours partie de notre société actuelle. L’image que l’on renvoie est manifestement importante aux yeux d’autrui pour coller avec les standards d’une norme qui provient d’un idéal fictif. Daruma Matsuura montre à travers son roman avec force et virulence à quel point pour toucher au but, réaliser son rêve, la beauté est importante. J’aime cette dénonciation passive qu’elle a choisi de nous transmettre, ainsi que le harcèlement face aux préjugés de nos concitoyens.
Je n’ai qu’un seul regret : c’est qu’il manque une grande partie de la vie d’Izana. C’est-à-dire quand elle quitte le village d’Akeiwa pour devenir cette célèbre actrice adulée de tous. Je pense qu’un deuxième tome serait vraiment nécessaire pour avoir son histoire dans sa globalité !


En conclusion, « Izana, la voleuse de visage » est un prélude à lire à tout prix pour mieux connaître l’univers de « Kasane », sa fille. J’ai aimé découvrir certaines informations qui viennent soulever le voile sur certains évènements du manga. Pour ceux qui adorent le manga « Kasane, la voleuse de visage » n’hésitez pas à lire ce roman ! Vous ne serez pas déçu !



EXTRAITS



« Pouvais-je encore me considérer comme un être humain ? Je portais encore ce qui ressemblait vaguement à des vêtements, mais j’étais sale, laide et je vivais dans la peur des homme. Malgré tout, je ne ressentais aucune envie de me transformer en bête sauvage ou en insecte. »

* * *

« Je maudissais le destin. Pourquoi étais-je née femme, si je ne pouvais en devenir une ? A quel âge avais-je commencé à veiller à ne pas parler ni me comporter comme une fille ? Pourtant, cette féminité rejaillissait parfois à mon insu. Et chaque fois que cela arrivait, une petite voix retentissait en moi : Ne me dis pas que tu t’attends à ce qu’on te traite comme une femme ? Quand j’étais petite , j’avais le pouvoir de me transformer en princesse à tout moment. Peu importait mon physique affreux, après tout, j’étais une fille… Ou du moins en étais-je persuadée. Quelle prétentieuse ! »

* * *

« J’éteignis ma lampe et avançai d’une fragile auréole de clarté à la suivante. Ce faisant, je me plus à penser que j’étais un nouveau-né : je me frayais un chemin au cœur des ténèbres de la matrice originelle, prête à naître au grand jour. Ces lampadaires étaient autant de signaux qui pavaient la voie vers le monde des Vivants. Quelque part entre la vie et la mort, mon rythme s’accéléra.
Pour la première fois, je marchais vers une lueur d’espoir.
 »

 






 GLOBALE : 8 /10
ÉCRITURE : 7 /10
SCENARIO : 9 /10
PERSONNAGES :9 /10
SUSPENS : 8 /10