vendredi 31 mars 2017

Les Traqueurs



 



GENRE : Fantasy / Dark Fantasy
EDITION : Auto-Edition / L'Attelage
NOMBRES DE PAGES : 338
DATE DE L'EDITION :17 février 2016
LANGUE D'ORIGINE : Français
AUTEUR : Antoine Bombrun
PRIX
: 12€66 (Broché) - 3€99



Service Presse






" Trois bannis jetés dans une quête impossible,
où vengeance et salut s'entremêlent.
Les yeux blancs, l'âme noire.

Un nécromancien,
dont la folie n'a d'égal que la puissance.

Vole, vole, vole et virevolte ;
ma mémoire tangue comme une
barque sur les flots !
"





Bonjour mes petites créatures !

Je vous laisse aujourd’hui, mon avis sur « Les traqueurs » d’Antoine Bombrun. Je tiens premièrement à remercier «L’Attelage » pour m’avoir proposé de lire ce roman de Dark Fantasy. Habituellement, c’est un genre littéraire qui me plaît énormément, mais quand on met un mois pour tenter de finir un livre, c’est qu’il y a un petit souci quelque part. Je m’explique plus amplement ci-dessous :

Nous suivons donc les trois protagonistes : Thief, le vieux magicien ; Rhyunâr l’épéiste et Shiujih. Ils sont des traqueurs qui ne cherchent qu’une seule chose : la vengeance. En effet, les trois compères sont des « marqués », des êtres touchés par la malédiction du nécromancien. Possédés par la marque du démon, ces humains qui possèdent d’étranges pouvoirs et des yeux blancs font fuir ceux qui les approchent. Malgré leurs différences réussiront-ils à éliminer cet ennemi ?

Bon, je dois avouer que je n’ai pas la réponse à ma propre question. Je n’ai malheureusement pas su aller jusqu’au bout de ma lecture. Pourtant, le début du récit m’a beaucoup plu, mais au fil de ma lecture l’ennui m’a très vite rattrapée.
Concernant les personnages de l’histoire, ils sont assez similaires. Les héros ont tous les trois un fort caractère. On assiste alors à plusieurs confrontations entre eux. Une fois, cela peut passer, mais après c’est redondant. Pour réaliser un bon roman de « Dark Fantasy », je pense qu’il n’y a pas besoin de créer un personnage totalement antipathique sans une once de remords. Je fais forcément référence à Rhyunâr ! Mon Dieu, j’avais envie de le tuer moi-même. Il est le type de personnage qui adore critiquer et massacrer tout le monde sans aucune raison. Certes, ils sont possédés ! Ce n’est pas une raison pour verser dans le cliché…
Thief est certainement le plus sage des trois et l’homme que je plains le plus de rester avec des compagnons pareils.
Bref de mon point de vue, ce roman est un stéréotype à lui tout seul. Ceux qui jouent aux RPG me comprendront… On se retrouve dans une histoire de vengeance, où les héros doivent tuer le grand méchant pour ainsi libérer les pauvres marqués. Ensuite, nous avons ces seconds rôles (où appeler PNJ, tant qu’à faire) qui viennent interrompre le récit pour des « quêtes secondaires ». Alors on se demande : est-ce que c’était réellement nécessaire pour la trame de base ? Malheureusement non. D’autant qu’il s’agit ici d’un univers totalement masculin, on ne retrouve quasiment pas de personnages féminins. Quand bien même, on tombe sur l’une d’entre elles, elle sert juste de faire-valoir.

Concernant l’écriture de l’auteur, j’ai apprécié sa prise de risque. Il n’a pas hésité à déranger les codes en proposant son récit d’un point interne. Le roman est écrit à la première personne du singulier en incluant un narrateur-personnage. Le vocabulaire utilisé apporte un point positif dans l’ambiance du livre. Le lecteur est en totale immersion dans l’univers.

En conclusion, « Les traqueurs » malgré une stylistique intéressante, réfléchie et bien exécutée n’arrive pas à captiver le lecteur à cause d’un scénario banal et dont les personnages n’apportent aucune émotion. Malheureusement, je me suis ennuyée. Je suis assez déçue, moi qui pourtant adore la « Dark Fantasy ».
 






GLOBALE : 5 / 10
ECRITURE : 8 / 10
SCENARIO : 3 / 10
PERSONNAGES : 4 / 10
SUSPENS : 4 / 10




















jeudi 23 mars 2017

Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire, intégrale #1




http://img.livraddict.com/covers/120/120469/couv7111549.jpg 

 GENRE : Aventure / Jeunesse
EDITION : Nathan
NOMBRES DE PAGES : 485
PUBLIE EN : 1999 - 2000 (USA)
DATE DE L'EDITION : Janvier 2014 

LANGUE D'ORIGINE : Anglais

AUTEUR : Lemony Snicket
TRADUCTION : Rose-Marie Vassalo
TITRE ORIGINAL :A series of Unfortunate Events #1

PRIX : 18€90








Lemony Snicket est l’un des personnages principaux de la série de livres Les Désastreuses Aventures des orphelins Baudelaire , dont il est le narrateur intégré au récit (puisqu'il est l'auteur de la série, Daniel Handler utilisant un pseudonyme). Son passé et son implication dans l’intrigue sont révélés progressivement au fil des treize tomes, mais ce personnage a également fait l’objet de deux hors séries : son autobiographie non autorisée et The Beatrice Letters (non traduit en français).

En 2012, Daniel Handler publie — sous le pseudonyme de Lemony Snicket — le premier tome de la saga Les Fausses Bonnes Questions qui relate différentes enquêtes que le jeune Lemony, alors âgé de 13 ans, est amené à résoudre pour l'organisation VDC.










" 3 ORPHELINS DESEMPARES - 1 HÉRITAGE CONVOITE
1 TUTEUR MALINTENTIONNÉ - 1 MAISON INCENDIÉE
DES SERPENTS AGITES - 1 OURAGAN DÉMESURÉ

Cher lecteur,...
Si tu viens de prendre ce recueil, un conseil, remets-le en place. Il raconte la triste histoire de trois enfants qui ont toutes les déveines. Ils ont beau être bien élevés, charmants et intelligents, il ne leur arrive que des misères. Ils vont d'une catastrophe à l'autre et collectionnent les pires ennuis. Il est de mon devoir de relater ces tragiques aventures, mais libre à toi, cher lecteur, de remettre ce recueil où tu l'as pris, si tu préfères les histoires gaies.

Avec mes sentiments respectueux, Lemony Snicket.

Intégrale comportant :

1. Tout commence mal...
2. Le laboratoire aux serpents
3. Ouragan sur le lac



Bonjour mes petits loups !

Aujourd’hui, je vous propose mon avis sur la première intégrale des « désastreuses aventures des orphelins Baudelaire ».
Je dois vous avouer que j’ai commencé la lecture de cette saga parce que j’ai beaucoup apprécié la série lancée sur Netflix. Je suis assez étonnée de découvrir pour une fois une adaptation qui tient la route par rapport à l’œuvre originale.

Cette intégrale regroupe donc les trois premiers tomes de la saga. « Tout commence mal… » Nous présente ces trois petits héros surdoués qui font face à une tragédie. Ils perdent leur vie dans un terrible incendie. Ainsi, ils se voient confiés sous la tutelle de l’étrange Comte Olaf… Ce dernier convoite leur héritage, il va tenter diverses stratégies pour obtenir ce qu’il désire.
Le second récit est « Le laboratoire aux serpents » où les enfants Baudelaire se retrouvent chez leur oncle Montgomery, un herpétologue de renom. Ils vont ainsi vivre un petit paradis jusqu’à l’arrivée du nouveau et étrange assistant de leur oncle, Stefano.
Dans la troisième partie « Ouragan sur le lac », c’est chez leur tante Agrippine qu’ils vont désormais devoir vivre. Or, la vie avec cette dernière est un peu compliquée. En effet, leur tante a peur de TOUT. Ils ne peuvent pas faire ce qu’ils souhaitent sans risquer d’effrayer leur tutrice. Quand leur chemin va croiser celui de Capitaine Sham, l’épouvante devient alors bien réelle pour les orphelins.

Les personnages sont vraiment farfelus et tous uniques. J’aime totalement ce genre d’univers loufoque !
Violette, l’aînée des enfants Baudelaire, a une passion pour la création de machines en tout genre. Étant la première-née, elle se doit ainsi de protéger son frère et sa sœur contre les dangers qui leur font face. Elle est courage et réfléchit.
Klaus, le cadet, aime particulièrement apprendre par le biais des livres. Il adore les bibliothèques et cherche souvent les réponses aux énigmes à travers eux. Contrairement à sa sœur, il se laisse parfois dominer par émotions, ce qui lui vaut quelques fois de mauvaises surprises.
Prunille, la benjamine et encore tout bébé, est pourtant très intelligente. Elle arrive à aider sa sœur et son frère. Elle comprend très vite les situations, contrairement à Klaus. De plus, sa passion pour mordre les choses aide souvent dans leurs péripéties.
Le Comte Olaf quant à lui, est un personnage totalement grotesque. Ce dernier qui travaille dans le théâtre aime se travestir pour tenter de surprendre les Orphelins Baudelaire. Toujours reconnaissable par les enfants, il arrive pourtant à berner les adultes qui les entourent. Je pense notamment au banquier, M. Poe.
Mr.Poe qui est tout aussi ridicule et farfelus que le comte Olaf, se retrouve plusieurs fois face à ce dernier et n’arrive jamais à le reconnaître. Même si les orphelins le mette constamment en garde, il ne les croient jamais.

On peut dire que l’écriture de Lemony Snicket est vraiment originale ! En effet, Lemony est un personnage à part entière qui retranscrit les aventures des enfants Baudelaire. Ainsi, on se retrouve avec un narrateur externe et impliqué. Ses interventions apportent une dimension intéressante aux récits. Le seul petit point négatif, c’est que par moment, ce dernier nous dévoile l’intrigue. Malheureusement, cette façon de faire nous casse le suspens de l’histoire.
Il manque également un peu de descriptions sur les lieux visités par les protagonistes, mais on s’en accommode très bien.
Évidemment puisqu’il s’agit d’un roman pour enfant, l’écriture reste simple et fluide. Mais l’auteur arrive à attiser notre curiosité sur la suite des aventures de ces pauvres orphelins !
En conclusion, «Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire » est riche en péripéties. L’auteur nous offre un point de vue intéressant sur les évènements par son implication interne. On sait pourtant que les aventures de ces enfants sont sombres et tristes, mais on ne peut s’empêcher d’espérer que leur avenir soit plus glorieux. J’ai hâte de découvrir la suite désormais ! Je suis tellement fan de la petite Prunille aussi ! Le tome 2 m’attend bien sagement dans ma bibliothèque.






GLOBALE : 8 / 10
ECRITURE : 8 / 10
SCENARIO : 8 / 10
PERSONNAGES : 10 / 10
SUSPENS :6 / 10







mercredi 22 mars 2017

Notre-Dame de Paris




http://img.livraddict.com/covers/214/214854/couv49303034.jpg 

GENRE : Littérature du XIXe / Historique
EDITION : Gallimard
COLLECTION : Folio Classique
NOMBRES DE PAGES : 960
PUBLICATION : 1831
DATE DE L'EDITION : 2009
LANGUE D'ORIGINE : Français
AUTEUR : Victor Hugo
PRIX : 9€80




Description de cette image, également commentée ci-après



Victor Hugo est un poète, dramaturge et prosateur romantique français, né le à Besançon et mort le à Paris. Il est considéré comme l’un des plus importants écrivains de langue française. Il est aussi une personnalité politique et un intellectuel engagé qui a joué un rôle majeur dans l’histoire du XIXe siècle.
Victor Hugo occupe une place marquante dans l’histoire des lettres françaises au XIXe siècle, dans des genres et des domaines d’une remarquable variété. Il est poète lyrique avec des recueils comme Odes et Ballades (1826), Les Feuilles d'automne (1831) ou Les Contemplations (1856), mais il est aussi poète engagé contre Napoléon III dans Les Châtiments (1853) ou encore poète épique avec La Légende des siècles (1859 et 1877).
Ses romans rencontrent également un grand succès populaire, avec notamment Notre-Dame de Paris (1831), et plus encore avec Les Misérables (1862). Au théâtre, il expose sa théorie du drame romantique dans sa préface de Cromwell en 1827 et l’illustre principalement avec Hernani en 1830 et Ruy Blas en 1838, mais aussi Lucrèce Borgia et Le Roi s'amuse.
Son œuvre multiple comprend aussi des discours politiques à la Chambre des pairs, à l'Assemblée constituante et à l'Assemblée législative, notamment sur la peine de mort, l’école ou l’Europe, des récits de voyages (Le Rhin, 1842, ou Choses vues, posthumes, 1887 et 1890), et une correspondance abondante.
Victor Hugo a fortement contribué au renouvellement de la poésie et du théâtre. Il a été admiré par ses contemporains et l’est encore, mais il a aussi été contesté par certains auteurs modernes7. Il a également permis à de nombreuses générations de développer une réflexion sur l’engagement de l’écrivain dans la vie politique et sociale grâce à ses multiples prises de position, lesquelles l'ont condamné à l’exil pendant les vingt ans du Second Empire.
Ses choix, à la fois moraux et politiques, durant la deuxième partie de sa vie, et son œuvre hors du commun ont fait de lui un personnage emblématique, que la Troisième République a honoré par des funérailles nationales, qui ont accompagné le transfert de sa dépouille au Panthéon de Paris le , dix jours après sa mort.






" Il était là, grave, immobile, absorbé dans un regard et dans une pensée. Tout Paris était sous ses pieds, avec les mille flèches de ses édifices et son circulaire horizon de molles collines, avec son fleuve qui serpente sous ses ponts et son peuple qui ondule dans ses rues, avec la nuage de ses fumées, avec la chaîne montueuse de  ses toits qui presse Notre-Dame de ses mailles redoublées. Mais dans toute cette ville, l'archidiacre ne regardait qu'un point du pavé : la place du Parvis ; dans toute cette foule, qu'une figure : la bohémienne.
Il eût été difficile de dire de quelle nature était ce regard, et d'où venait la flamme qui en jaillissait. C'était un regard fixe, et pourtant plein de trouble et de tumulte. Et à l’immobilité profonde de tout son corps, à peine agité par intervalles d'un frisson machinal,  comme un arbre au vent, à la roideur de ses coudes plus marbre que la rampe où ils s'appuyaient, à voir le sourire pétrifié qui contractait son visage, on eût dit qu'il n'y avait plus dans Claude Frollo que les yeux de vivant
."





Bonjour à tous ! Je vous propose aujourd’hui mon avis sur le roman de Victor Hugo « Notre-Dame de Paris ». Cela faisait longtemps que je n’avais pas chroniqué d’œuvres classiques, je suis bien heureuse de m’y remettre, d’autant plus quand il s’agit d’un livre aussi riche !
J’ai toujours admiré les œuvres d’Hugo, pouvoir chercher les petits indices au sein d’un roman est très révélateur pour mon esprit.
Bref, les classiques sont souvent plus enrichissants pour moi sur ce point. Parlons donc de cette œuvre enivrante !

Victor Hugo nous transporte ainsi au Paris du Moyen-âge en 1482.
Spectateur au sein de Paris d’une étrange romance, il s’agit d’un trio d’hommes qui s’éprouvent de sentiments envers une jeune et jolie bohémienne du nom d’Esméralda. Le premier est archidiacre à Notre-Dame, le second capitaine de la Garde du Roi et le troisième, le sonneur de cloche de Notre-Dame.
L’histoire vient lier le destin de ces protagonistes de façon tragique, offrant la fatalité d’un avenir brisé par avance. 

Dans l’univers et l’esprit d’Hugo, les personnages sont tous « coupables » dès le début. Aucun d’eux n’échappe à cet état de fait. Pierre Gringoire, un poète-philosophe à l’avance sur son temps ne possède pas d’argent. Il tente de survivre par tromperie ou manipulation. C’est également un homme couard qui vendrait la peau de son voisin pour se tirer d’affaire ! Esméralda est une jeune fille de seize ans qui désire retrouver sa mère maternelle. Belle, mais naïve, elle ne s’aperçoit aucunement de ce qu’elle fait naître chez autrui. Vertueuse et noble de cœur, elle pourrait être l’innocence qui sera brisée par la fatalité de cet épanouissement. Claude Frollo, l’archidiacre de Notre-Dame est certainement l’homme le plus sombre du roman. Décrit par l’auteur comme un être étrange qui s’adonne à la magie noire (du point de vue des parisiens), il est obnubilé par la quête alchimique pour créer la pierre philosophale. Il s’est toujours occupé de son frère Jehan et père adoptif de Quasimodo. Il est constamment à la recherche du savoir, mais tourmenté par sa passion pour la bohémienne.
Quasimodo quant à lui a été abandonné devant la cathédrale de Notre-Dame. Son aspect horrible est ce qui fait de lui, un être en marge de la société. Il est considéré comme une créature du diable. C’est Frollo qui l’adopte et lui enseigne les rudiments de l’écriture, de la lecture entre autres.
Phœbus de Châteaupers est capitaine de la garde royale. C’est un homme orgueilleux qui malgré sa prestigieuse position se comporte comme un roublard. Il succombe à mainte reprise au péché de luxure, n’éprouvant pour la bohémienne qu’un désir charnel. De plus, le jeune capitaine doit épouser prochainement sa cousine, Fleur de lys. 

Malgré un scénario assez simpliste, c’est le contenu et la stylistique si particulière de Victor Hugo qui en fait une œuvre majeure.
Premièrement, il s’agit de la transposition du XIXe siècle au Moyen-âge qui fait le charme du roman. L’auteur adapte cette période de l’histoire d’une manière plus contemporaine. On peut malgré cela retrouver certains termes d’argot typiquement moyenâgeux.
Ce mélange entre deux époques totalement différentes apporte la vision de Paris sous un nouveau jour.
J’ai cité les personnages précédemment, mais la ville de « Paris » est un personnage à part entière. Toujours omniprésente au sein du récit, comme un observateur silencieux, mais témoin des plus noirs secrets des individus. Victor Hugo arrive à nous dépeindre la ville comme il se l’imaginait au Moyen-âge à l’aide de descriptions historiques pour nous faire voyager dans cette époque inconnue.
Il est amusant également d’observer par le biais de Frollo, la phrase mythique « Ceci tuera cela ». En effet pour le personnage, l’imprimerie est une forme qui viendra briser les arts et la création de l’architecture. Mais Victor Hugo lui-même ne peut-il pas être considéré lui-même comme un architecte après avoir recréé Paris au XVe siècle ? On pourrait également interpréter cette phrase de Frollo comme-ci la connaissance était une arme vouée à détruire… Finalement, il s’agit bien là de la fatalité de Claude Frollo, où il en fera l’amère expérience. Il y grave dans un des piliers de Notre-Dame « Fatalité » comme-ci était-ce la seule voie définie pour l’être humain. 

L’ingéniosité que nous offre également Victor Hugo est sans conteste la notion fantastique. Pour obtenir un roman gothique, certes il n’est pas nécessaire, mais il impose dans l’esprit des gens, cette notion impalpable hors du temps.
L’image de Claude Frollo est sombre, décrit comme un homme possédé par le diable. On peut donc l’associer facilement à l’œuvre « Faust ». Il est en quête de la pierre philosophale, pour la richesse ou l’immortalité ? D'ailleurs, on peut également le comparer à la statue de l'alchimiste qui orne le balcon de Notre-Dame de Paris aujourd'hui !
De nombreuses allusions à l’art alchimique figurent dans le roman. Premièrement, il y a les personnages d’Esméralda et Djali. Cette dernière représente la salamandre qui est l’image de la pierre philosophale. Elle est également le symbole féminin qui désigne le mercure. Quant à Djali, les sabots et les cornes de la chèvre sont couverts d’or. La chèvre fait référence à la bête du Diable qui se posera comme « preuve » de sorcellerie lors du procès de la jeune fille.
Les autres représentations que l’on découvre dans le récit sont notamment : Phœbus. Le nom fait synonyme au Dieu Appollon en Latin, faisant référence au soleil. Dans l’alchimie, le soufre est un symbole masculin pour la réussite alchimique. Mais cet élément peut-être trompeur, car Frollo représente également le symbole du Feu.
Pourtant, la seule réussite alchimique s’obtient à la fin du livre avec la scène à Montfaucon.
Victor Hugo a parsemé ainsi son roman de références riches pour créer un univers très particulier, où les destins qui se regroupent ne forment qu’à eux seuls la fatalité de la bohémienne.
Malgré l’énigmatique, seul « Paris » témoin de la tragédie pleura à jamais ceux qui ont été perdus par des individus corrompus. 

En conclusion, « Notre-Dame de Paris » est un roman riche en faits historiques où l’auteur nous propose une vision juste du Moyen-âge. Cette histoire au destin tragique est finalement une réussite alchimique réussie que cherchait tant à obtenir Claude Frollo dans le récit. J’ai adoré apprendre, à pouvoir lire autrement une histoire aussi passionnante que celle-ci. Victor Hugo avait déjà su me conquérir avec son œuvre « Quatre-vingt-treize », mais ce roman-ci est une pure merveille de notre belle littérature française !







GLOBALE : 9 / 10
ECRITURE : 10 / 10
SCENARIO : 7 / 10
PERSONNAGES : 9 / 10
SUSPENS : 8 / 10