jeudi 7 décembre 2017

Autopsie - Whitechapel


 


GENRE : Jeunesse / horreur
EDITEUR : Milan Jeunesse

NOMBRES DE PAGES : 341
PUBLICATION : 2016 (USA)

DATE DE L’ÉDITION : 18 janvier 2017
LANGUE D'ORIGINE : Anglais
AUTEUR : Kerri  Maniscalco
TITRE ORIGINAL : Stalking Jack the ripper
TRADUCTEUR : Emmanuelle Pingault
PRIX : 15€90 (papier)


 

Kerri Maniscalco a grandi dans une maison à moitié hantée dans les environs de New York, c'est là que sa fascination pour le gothique a commencé. Elle adore lire, cuisiner pour sa famille et surtout boire des litres de thé en discutant de la vie avec ses chats. "Autopsie : Whitechapel" est son premier roman. Elle y mélange son amour des sciences médicolégales et des histoires non résolues.

 






" 1888, quartier Est de Londres. Depuis quelque temps, des meurtres sanglants et horribles touchent les femmes de petite vertu de Whitechapel. Une jeune femme, de bonne famille, en avance sur son temps, enquête au côté de son oncle, médecin légiste. "







Bonjour mes créatures !


Je viens ENFIN vous donner mon avis concernant le premier roman de Kerri Maniscalco. Je m’étais procuré ce roman avec toutes les bonnes critiques que j’ai pu lire, mais également parce que je suis fascinée par l’histoire de Jack l’Éventreur. Malheureusement, ce roman n’a pas trouvé grâce à mes yeux… Il y a beaucoup trop de défauts pour que j’apprécie ce roman.


Nous rencontrons l’héroïne Audrey Rose Wadsworth, jeune femme faisant partie de la bourgeoisie londonienne. Elle passe outre les convenances de la bonne société pour suivre les cours de son oncle Jonathan dans les sciences médico-légales. Elle croise alors un autre étudiant, Thomas avec qui elle va s’associer pour tenter de résoudre les crimes de prostituées dans l’East Side par le mystérieux « Jack l’Éventreur ».


Tout d’abord, à première vue l’histoire peut paraître attrayante grâce au sujet traité. Mais l’auteure a commis de nombreuses erreurs pour que le récit me passionne réellement.
Premièrement, l’héroïne aurait pu avoir un aspect très intéressant par son caractère et sa résolution à ne pas suivre les règles d’une jeune fille de bonne famille. En effet, le fait qu’Audrey Rose étudie la médecine légale avec son oncle en pratiquant des autopsies à ses côtés est contre toutes les normes du XIXe siècle. Elle se met ainsi à dos plusieurs personnages qui se font des idées préconçues et déroutantes sur la jeune femme. Bien que ce point soit positif, il a totalement été bâclé par la contradiction « morale » d’Audrey Rose. Pourquoi l’auteure n’a-t-elle pas été jusqu’au bout de son idée ? Pourquoi n’a-t-elle pas fait de ce personnage, une personnalité forte qui n’a pas besoin de faire attention à ce que la société, mais surtout les hommes pensent d’elle ? Car oui, évidemment il y’a une romance sous-jacente qui n’avait pas sa place pour moi dans ce roman. Audrey Rose aurait pu être totalement indépendante et faire ce qu’elle aimait sans chercher l’approbation auprès d’un condisciple masculin et à savoir si elle est « jolie » à ses yeux. L’auteure évoque plus les états d’âme de son héroïne que sa passion pour la médecine ou encore les meurtres.
Quant à Thomas Cresswell, c’est le personnage le plus antipathique du roman. Pour montrer qu’il est viril, l’auteure l’a doté d’arrogance à toute épreuve. Il ne cesse de contredire Audrey Rose pour prouver sa supériorité. On ne peut pas dire que je l’ai franchement apprécié…


Concernant l’écriture de Kerri Maniscalco, elle n’est pas assez travaillée. Elle ne fait qu’effleurer en surface les éléments de l’histoire de « Jack l’Éventreur ». Certes, il s’agit d’une fiction. L’auteure est donc en droit de réécrire à sa manière, mais j’ai ressenti une impression de brouillon.
 Elle a semé tellement d’indices dès le début que j’ai réussi à deviner qui était Jack. De plus ce qui m’a interloqué, c’est l’aspect totalement burlesque de la raison du tueur à massacrer des prostituées… « C’est sérieux ? » me suis-je dit. Apparemment, oui. J’ai refermé le livre en ne sachant pas réellement quoi penser de ce roman, d’où ma difficulté à écrire cette chronique.
J’en reviens à l’écriture de Kerri Maniscalco. Déjà l’aspect historique des faits très peu travaillé, on se retrouve également avec très peu de description. L’immersion dans le Londres du XIXe siècle n’a pas été des plus facile (pire encore pour ceux qui n’ont pas l’habitude de lire des livres traitant de cette période), j’ai la chance de bien connaître les quartiers de Londres par le biais d’autres romans historiques avec de meilleures descriptions et une ambiance tout aussi sombre à l’aube de la révolution industrielle. Ce fut donc pour moi, un autre gros point négatif.


En conclusion, «Autopsie» est un récit manquant cruellement de suspens. Les protagonistes sont fades et sans intérêt. L’auteure a bâclé le caractère de l’héroïne par des divagations romanesques et une description peu travaillée de la ville vient détériorer l’image du livre. Je ne lirai certainement pas le tome 2 qui traitera de « Dracula »… Si c’est pour gâcher le monument de la littérature fantastique. Non merci ! Je préfère ne pas réitérer l’expérience.


 




GLOBALE: 5 / 10
ÉCRITURE : 6 / 10
SCENARIO: 6 / 10
PERSONNAGES: 4 / 10
SUSPENS : 4 / 10
 











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